Le gouvernement irakien a décidé de relancer la traque des anciens membres du parti Baas après avoir découvert que certains d’entre eux avaient réussi discrètement à réoccuper des postes-clés dans le nouvel appareil de sécurité. « Nous avons des preuves de l’infiltration d’éléments baassistes dans la garde nationale, la police et le ministère de l’Intérieur et certains d’entre eux fournissent des informations aux terroristes », a affirmé le chef du conseil de surveillance du comité de débaassification, Sami al-Askari.
Ce conseil, créé le 25 mai 2003 par l’ancien administrateur civil américain Paul Bremer après la dissolution du Baas, est chargé d’écarter de l’Administration les anciens affidés du président déchu Saddam Hussein qui avait fait du Baas un puissant instrument au service de son pouvoir personnel. Présidé par Ahmed Chalabi, le comité avait exclu 30 000 fonctionnaires avant d’en réintégrer, après des séances de « rééducation », plus de 12 000, en majorité des enseignants. Cette instance a perdu de son pouvoir quand M. Chalabi est tombé en disgrâce à Washington au printemps et lorsque son rival Iyad Allaoui est devenu Premier ministre en juin. Certains ministères en ont alors profité pour réintégrer des cadres de l’ancien régime sans demander l’avis du comité. Le Conseil des ministres a donc affirmé mercredi dans un mémorandum « que personne n’a le droit de réintégrer ceux qui ont été chassés sans repasser par le comité » et souligné que « toute réintégration qui ne respecte pas cette procédure serait illégale ».
Ainsi le ministère de l’Intérieur a vu revenir en son sein 940 anciens fonctionnaires affiliés au Baas, mais il a dû récemment chasser parmi eux cinq cents « brebis galeuses ».
La relance de la traque des baassistes à l’intérieur a cependant coïncidé avec une ouverture à l’égard des représentants de ce courant à l’extérieur. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari a annoncé jeudi de prochains contacts à Amman avec des opposants, y compris des baassistes, pour les encourager à participer aux élections prévues pour le 30 janvier. Le secrétaire d’État à la Sécurité nationale Kassem Daoud a en effet expliqué que le courant baassiste était antérieur à Saddam Hussein et que le gouvernement détenait les « saddamistes », le cercle des fidèles de l’ancien président, tenus pour davantage responsables des violences que ceux qui ont été contraints d’adhérer au Baas.
Le gouvernement irakien a décidé de relancer la traque des anciens membres du parti Baas après avoir découvert que certains d’entre eux avaient réussi discrètement à réoccuper des postes-clés dans le nouvel appareil de sécurité. « Nous avons des preuves de l’infiltration d’éléments baassistes dans la garde nationale, la police et le ministère de l’Intérieur et certains d’entre eux fournissent des informations aux terroristes », a affirmé le chef du conseil de surveillance du comité de débaassification, Sami al-Askari.
Ce conseil, créé le 25 mai 2003 par l’ancien administrateur civil américain Paul Bremer après la dissolution du Baas, est chargé d’écarter de l’Administration les anciens affidés du président déchu Saddam Hussein qui avait fait du Baas un puissant instrument au service de son...
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