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Changes et Bourses L’euro poursuit son envolée face au dollar

L’euro a poursuivi son envolée face au dollar hier sur les marchés européens des changes, établissant record après record, alors que les investisseurs continuent à se débarrasser du billet vert, malgré le net repli de l’indice allemand Ifo. Ce baromètre, qui mesure le moral des patrons allemands, a nettement baissé en novembre à 94,1 points contre 95,3 points en octobre, ce qui n’a pas empêché l’euro de poursuivre sa progression pour frôler le seuil de 1,3250 $ pour la première fois depuis son lancement début 1999. Cela montre encore une fois que ce ne sont pas les facteurs structurels qui dictent l’évolution des devises en ce moment et que les fonds spéculatifs, qui ont déjà beaucoup vendu de dollars, sont persuadés d’en vendre encore. Ce phénomène s’explique notamment par les inquiétudes des investisseurs à propos des déficits record de la balance des comptes courants et du budget US avec la conviction que les États-Unis voient d’un bon œil le recul du dollar qui augmente l’attractivité des actifs US pour les investisseurs étrangers et contribue au financement de leurs déficits. Cela d’autant que la BCE ne réagit pas officiellement à l’envolée de la monnaie unique après que le G20 eut exclu le week-end dernier l’hypothèse d’une intervention concertée des banques centrales du G7 pour freiner le repli du dollar. Dans ce contexte, les opérateurs ont ignoré hier l’appel lancé par le ministre français de l’Économie, Nicolas Sarkozy, aux Américains afin d’agir pour enrayer la chute libre du dollar « pour que leur monnaie ne fausse pas les échanges commerciaux ». Mais les opérateurs sur les marchés des changes ne croient plus à une intervention des banques centrales occidentales, ce qui les encourage à acheter davantage de l’euro en envisageant qu’il atteigne 1,35 $ dans une semaine. Dans ce contexte, les investisseurs semblent être pris d’une frénésie de ventes du dollar car ils voient mal ce qui pourrait renverser sa tendance sans l’adhésion de la Fed à une action concertée des banques centrales à cette fin. Cela étant, l’euro est resté très recherché hier, en l’absence d’investisseurs US, en congé pour le Thanksgiving Day, se négociant finalement à Londres à 1,3240 $ contre 1,3175 $ la veille à New York, en nouvelle hausse de 0,49 %. Fermeté des Bourses européennes Alors que les places financières US étaient fermées, les Bourses européennes ont fonctionné au ralenti mais à la hausse sur une chasse aux bonnes affaires. Les investisseurs, ayant largement anticipé l’impact négatif de la baisse du dollar sur les sociétés exportatrices du Vieux Continent, ont donc procédé à des achats à bon compte de plusieurs valeurs, surtout celles les moins sensibles aux fluctuations des taux de change. Les pétrolières ont été les principales bénéficiaires de ce courant suivies des grands magasins, après les bons résultats du britannique Tesco, des médias et des télécoms. À la Bourse de Beyrouth, les prises de bénéfices ont continué de peser sur Solidere, avec la rechute des actions A de 8,04 $ à 8 $ et des actions B de 8 $ à 7,75 $, dans un marché toujours sélectif. Élie KAHWAGI

L’euro a poursuivi son envolée face au dollar hier sur les marchés européens des changes, établissant record après record, alors que les investisseurs continuent à se débarrasser du billet vert, malgré le net repli de l’indice allemand Ifo. Ce baromètre, qui mesure le moral des patrons allemands, a nettement baissé en novembre à 94,1 points contre 95,3 points en octobre, ce qui n’a pas empêché l’euro de poursuivre sa progression pour frôler le seuil de 1,3250 $ pour la première fois depuis son lancement début 1999. Cela montre encore une fois que ce ne sont pas les facteurs structurels qui dictent l’évolution des devises en ce moment et que les fonds spéculatifs, qui ont déjà beaucoup vendu de dollars, sont persuadés d’en vendre encore. Ce phénomène s’explique notamment par les inquiétudes des...