Les quatre grands groupes bancaires japonais ont accéléré au premier semestre 2004/2005 l’apurement de leurs créances douteuses au prix d’une détérioration de leurs résultats, parvenant avec six mois d’avance, à l’exception d’UFJ, à l’objectif fixé par Tokyo.
Le numéro un du secteur par ses actifs, Mizuho Financial Group, et Sumitomo Mitsui Financial Group ont fortement réduit la proportion des créances douteuses dans l’ensemble de leurs prêts à respectivement 3,14 % et 4,4 % fin septembre.
Ils sont ainsi parvenus avec six mois d’avance à un objectif imposé dès octobre 2002 par les autorités de réglementation du secteur, soucieuses de nettoyer les bilans des banques minés par les dettes de sociétés en difficultés.
L’objectif fixé par l’Agence des services financiers (FSA) consiste à réduire de moitié, à l’échéance de mars 2005, le ratio des créances douteuses des principaux établissements des grands groupes bancaires par rapport à son niveau de mars 2002 (8,4 % en moyenne).
Le plus solide des quatre, Mitsubishi Tokyo Financial Group (MTFG), affichait déjà en septembre 2003 un ratio relativement bas, de 3,84 %, qu’il a encore réduit à 3,28 % fin septembre dernier.
Les trois banques ont enregistré sur un an un recul de leur bénéfice net au semestre avril-septembre.
Seule UFJ, la plus faible des quatre mégabanques japonaises, a vu la part des mauvaises créances augmenter malgré des efforts de provisions qui l’ont maintenue dans le rouge.
La banque, qui a conclu avec son concurrent Mitsubishi Tokyo Financial Group (MTFG) un accord de fusion pour octobre 2005, s’empresse, en vue de ce mariage d’assainir ses avoirs.
« Notre objectif est de laisser derrière nous notre problème de créances douteuses au cours de l’exercice actuel », a déclaré à la presse le directeur général d’UFJ, Ryosuke Tamakoshi.
Mais la banque n’est pas parvenue en un an à réduire la part des créances douteuses dans l’ensemble de ses prêts.
Ce ratio était chez elle de 9,42 % fin septembre contre 8,50 % six mois plus tôt et 8,14 % un an auparavant.
D’une façon générale, les prêts bancaires reculent au Japon depuis près de sept ans. Ils continuent de le faire malgré la reprise, bien qu’à un rythme à présent ralenti, car nombre de sociétés sont occupées à rembourser leurs emprunts.
« Lorsque l’économie entrera dans une nouvelle phase ascendante, vers 2006-2007, nous pourrions voir les prêts bancaires repartir à la hausse », a commenté hier l’économiste en chef du groupe Société Générale pour l’Asie et l’Australie, Glenn Maguire, au cours d’un point de presse à Tokyo.
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Le numéro un du secteur par ses actifs, Mizuho Financial Group, et Sumitomo Mitsui Financial Group ont fortement réduit la proportion des créances douteuses dans l’ensemble de leurs prêts à respectivement 3,14 % et 4,4 % fin septembre.
Ils sont ainsi parvenus avec six mois d’avance à un objectif imposé dès octobre 2002 par les autorités de réglementation du secteur, soucieuses de nettoyer les bilans des banques minés par les dettes de sociétés en difficultés.
L’objectif fixé par l’Agence des services financiers (FSA) consiste à...