Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro se rapproche à nouveau du seuil de 1,30 $

L’euro a frôlé le seuil psychologique de 1,30 $ sur les marchés des changes internationaux, se rapprochant ainsi de son record absolu de 1,3005 $ atteint mercredi dernier. Ce mouvement, qui est intervenu hier malgré la publication de bons indicateurs US et la multiplication des signes d’essoufflement de l’économie européenne, a montré que l’évolution des devises n’est pas dictée en ce moment par les performances conjoncturelles. Il a confirmé plutôt l’inquiétude des investisseurs sur la persistance des déficits des comptes courant et budgétaire des États-Unis qui nourrissent la défiance de la communauté financière à l’égard du billet vert. Cela étant, les opérateurs ont ignoré l’annonce par l’Université du Michigan que son indice mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis a fortement augmenté en novembre à 95,5 points contre 91,7 points en octobre, alors que les économistes tablaient sur un indice à 93 points. Il en est de même de la hausse de 0,2 % des ventes de détail aux États-Unis en octobre après 1,6 % en septembre et de 0,9 %, hors secteur automobile, contre 0,8 % pendant la même période, qui est passée comme inaperçue. Ces progressions, qui ont agréablement surpris les investisseurs, ont montré encore une fois que ce ne sont pas les indicateurs économiques qui gouvernent l’orientation des taux de change mais les déséquilibres structurels de l’économie US. Cette idée a été confortée par le désintérêt manifesté à l’annonce d’Eurostat que la croissance dans la zone euro a ralenti au 3e trimestre 2004 à 0,3 % contre 0,5 % au 2e et 0,7 % au 1er, malgré la révision en baisse par la Commission européenne de sa prévision de croissance pour cette zone au 4e trimestre à 0,2 %-0,6 % au lieu de 0,3 %-0,7 %. Cela étant, et en dépit de la publication aussi de mauvais chiffres de la croissance du PIB en France et en Allemagne de 0,1 % au 3e trimestre contre 0,5 % et 0,4 % respectivement au 2e trimestre, les opérateurs ont continué à privilégier l’euro, comme s’ils voulaient tester les intentions des autorités monétaires du Groupe des sept d’enrayer sa récente appréciation. C’est ainsi qu’il est parvenu à achever la semaine à New York sur un ton soutenu à 1,2975 $ contre 1,2910 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,5 %. Les Bourses dans le vert En revanche, la Bourse US s’est maintenue en terrain positif, grâce aux bonnes nouvelles macroéconomiques publiées hier aux États-Unis. Les résultats trimestriels record chez Dell et les mesures prises par Delta Airlines pour éviter la faillite ont également soutenu la tendance ainsi que le relèvement de la note de Lockheed Martin par S&P. Les Bourses européennes ont clôturé aussi dans le vert, soutenues par l’orientation positive de Wall Street et la détente des prix pétroliers. Les bonnes nouvelles de sociétés comme Allianz, Bayer, Lagardère, BG Group... et le relèvement de la recommandation de Morgan Stanley sur Nokia ont apporté un grand soutien à la cote en général et au secteur des médias en particulier. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée partagée encore hier entre la baisse des actions A de Solidere de 7,72 $ à 7,60 $ et la hausse des actions B de 7,44 $ à 7,59 $. Élie KAHWAGI
L’euro a frôlé le seuil psychologique de 1,30 $ sur les marchés des changes internationaux, se rapprochant ainsi de son record absolu de 1,3005 $ atteint mercredi dernier. Ce mouvement, qui est intervenu hier malgré la publication de bons indicateurs US et la multiplication des signes d’essoufflement de l’économie européenne, a montré que l’évolution des devises n’est pas dictée en ce moment par les performances conjoncturelles. Il a confirmé plutôt l’inquiétude des investisseurs sur la persistance des déficits des comptes courant et budgétaire des États-Unis qui nourrissent la défiance de la communauté financière à l’égard du billet vert. Cela étant, les opérateurs ont ignoré l’annonce par l’Université du Michigan que son indice mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie aux...