Manifestations
Hoss : La répression des étudiants est « odieuse »
le 15 mars 2004 à 00h00
L’ancien chef de gouvernement Sélim Hoss a fortement condamné la répression brutale des manifestations estudiantines par les forces de l’ordre, la qualifiant d’« odieuse », tout en invitant les étudiants à abandonner tout discours politique à connotation confessionnelle. « Nous ne sommes pas d’accord avec les étudiants qui manifestaient sur quelques-uns des slogans qu’ils lançaient. Mais en dépit de ce désaccord, nous devons reconnaître que le spectacle de la répression à laquelle on s’est livré à leur encontre est odieux et inacceptable », a déclaré M. Hoss. « Si nous sommes partisans de la réforme et nous considérons la démocratie comme étant le point d’ancrage de cette réforme, nous devons alors respecter la liberté d’expression de tous, même ceux avec lesquels nous ne sommes pas d’accord », a-t-il ajouté.
« En réalité, a poursuivi l’ancien Premier ministre, l’essence même de la démocratie est d’accorder la liberté d’expression surtout à ceux qui ne partagent pas notre point de vue et d’abord aux jeunes, qui sont la génération de l’avenir. » « Ce n’est pas par la répression que nous parviendrons à former les générations montantes », a-t-il dit.
M. Hoss s’est ensuite adressé aux étudiants pour leur dire que leur discours était « trop empreint de coloration confessionnelle ». « Nous vous appelons à abandonner ce type de discours et à prendre conscience du fait qu’on ne pourra pas édifier la nation sur la base de fanatismes claniques », a-t-il lancé, soulignant que « le patriotisme repose avant tout sur l’attachement à la coexistence et à l’unité nationale ».
L’ancien chef de gouvernement Sélim Hoss a fortement condamné la répression brutale des manifestations estudiantines par les forces de l’ordre, la qualifiant d’« odieuse », tout en invitant les étudiants à abandonner tout discours politique à connotation confessionnelle. « Nous ne sommes pas d’accord avec les étudiants qui manifestaient sur quelques-uns des slogans qu’ils lançaient. Mais en dépit de ce désaccord, nous devons reconnaître que le spectacle de la répression à laquelle on s’est livré à leur encontre est odieux et inacceptable », a déclaré M. Hoss. « Si nous sommes partisans de la réforme et nous considérons la démocratie comme étant le point d’ancrage de cette réforme, nous devons alors respecter la liberté d’expression de tous, même ceux avec lesquels nous ne sommes pas d’accord...
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