Rechercher
Rechercher

Actualités

ÉNERGIE Les prix du pétrole remontent après la chute de la veille

Les prix du pétrole sont remontés hier sur un mouvement de correction après une chute de deux dollars la veille, tandis que le marché craint qu’un décès de Yasser Arafat ne cause des troubles au Proche-Orient. Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de brut de qualité Light Sweet Crude pour livraison en décembre prenait 48 cents à 49,30 dollars vers 17h GMT. Il avait chuté de 2,06 dollars jeudi pour finir à 48,82 dollars, sa clôture la plus basse depuis le 23 septembre. Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord progressait de 39 cents à 46,40 dollars, après une dégringolade de 1,55 dollar la veille. « Les cours observent une correction après le repli d’hier, a indiqué David Thomas, analyste à la Commerzbank. Les investisseurs ne veulent pas être à court de pétrole avant le week-end. » « Il y a des inquiétudes sur des tensions au Proche-Orient alors que Yasser Arafat est malade et mourant », a-t-il souligné. Un avis partagé par Peter Luxton, analyste à Informa Global Markets, pour qui « la détérioration de l’état de santé de Arafat renforce les tensions et soutient les prix avant le week-end. » De même, les cours sont restés sous pression en raison d’une réduction des inquiétudes sur l’approvisionnement pour l’hiver aux États-Unis. « Les scénarios catastrophes sont en train de se dissiper. La frousse à propos d’un manque de fioul pour chauffer les foyers américains cet hiver a disparu avec la forte hausse des stocks de brut », a souligné Peter Luxton. Selon le département américain de l’Énergie (DoE), les stocks de pétrole brut ont progressé de 6,5 millions de barils (Mb) la semaine dernière aux États-Unis, après un bond de 4 Mb la semaine d’avant. Les analystes ont estimé que cela devrait permettre de regonfler les stocks de fioul de chauffage, qui demeurent inférieurs à la normale. Mais ils continuent d’appeler à la prudence sur l’évolution des prix. « Les vieilles inquiétudes sont toujours présentes : les stocks restent bas avant l’hiver, la capacité de production de l’Opep reste limitée et les risques de perturbation de l’offre mondiale demeurent nombreux », a souligné David Thomas. « Vu qu’une grève générale au Nigeria est toujours à l’horizon, il est trop tôt pour prédire une baisse durable des prix au quatrième trimestre », a renchéri Simon Wardell, analyste au groupe de recherche World Market Research Centre (WMRC). Une grève générale illimitée menace d’éclater au Nigeria à partir du 16 novembre pour protester contre la hausse des prix du carburant. En Irak, une série d’actes de sabotage contre des oléoducs au nord ont provoqué l’arrêt des exportations vers la Turquie cette semaine, et en Russie la direction de Ioukos a annoncé qu’elle allait demander à ses actionnaires de se prononcer fin décembre sur une faillite du groupe pétrolier. Enfin, la réélection du président américain George W. Bush est jugée favorable au maintien des prix élevés, selon les analystes. C’est « perçu comme plus favorable à des prix élevés qu’une victoire de John Kerry, car Bush devrait continuer de remplir les réserves stratégiques de pétrole », ont indiqué les analystes de la maison de courtage Sucden, notant également les inquiétudes sur sa politique au Proche-Orient.
Les prix du pétrole sont remontés hier sur un mouvement de correction après une chute de deux dollars la veille, tandis que le marché craint qu’un décès de Yasser Arafat ne cause des troubles au Proche-Orient.
Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de brut de qualité Light Sweet Crude pour livraison en décembre prenait 48 cents à 49,30 dollars vers 17h GMT.
Il avait chuté de 2,06 dollars jeudi pour finir à 48,82 dollars, sa clôture la plus basse depuis le 23 septembre.
Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord progressait de 39 cents à 46,40 dollars, après une dégringolade de 1,55 dollar la veille.
« Les cours observent une correction après le repli d’hier, a indiqué David Thomas, analyste à la Commerzbank. Les investisseurs ne veulent pas être à...