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Arsène Wenger ou le sens de la fidélité (photo)

Arsène Wenger, en décidant hier de prolonger son contrat de manageur d’Arsenal jusqu’en mai 2008 conformément à ses promesses, a fait de la fidélité, devenue rare dans le football, la base de son engagement avec le club champion d’Angleterre, qu’il espère mener plus loin encore. Le choix de Wenger de rester à la tête des Gunners ne faisait depuis plusieurs semaines plus aucun doute. Il ne s’agissait plus que de « prendre le temps de s’asseoir à une table », assurait depuis longtemps le Français. Mais ce n’est certainement pas un hasard si l’annonce intervient trois jours après que la série d’invincibilité des Londoniens se fut arrêtée à 49 matchs sans défaite, suite au revers subi dimanche à Manchester United (0-2) dans des circonstances pour le moins controversées. Pour l’Alsacien, qui a déjà mené le club à trois titres de champion (1998, 2002, 2004), trois Coupes d’Angleterre (1998, 2002, 2003), et a qualifié son club pour six Ligues des champions consécutives, stabilité et continuité sont des maîtres mots. « Mon intention a toujours été claire. J’aime ce club et je suis très heureux ici », a expliqué Wenger, 55 ans, arrivé à Arsenal en 1996, en provenance des Grampus Eight Nagoya au Japon, et dont le contrat expirait en 2005. Le Français a plusieurs fois résisté aux sirènes du Real Madrid pour prolonger son histoire d’amour avec le club londonien. Et son exemple n’est sûrement pas pour rien dans le brusque refus, cet été, de Patrick Vieira, le capitaine d’Arsenal, de rejoindre le club madrilène où il était annoncé depuis plusieurs semaines. Critiqué par les supporteurs lorsqu’il avait, en 1996, succédé à George Graham, limogé pour une affaire de dessous-de-table lors de transferts, Wenger n’a pas tardé à retourner l’opinion, étant nommé entraîneur de l’année deux ans plus tard. « Révolution » « Nous sommes ravis qu’Arsène ait prolongé, a ainsi commenté hier Peter Hill-Wood, le président du club. Depuis son arrivée en 1996, il a révolutionné le club sur et en dehors du terrain. » Wenger a su attirer plusieurs joueurs de renommée mondiale, les Néerlandais Dennis Bergkamp ou Marc Overmars, les Français Emmanuel Petit, Nicolas Anelka, Thierry Henry, ou Vieira, dont il a su, pour la plupart, s’attirer estime et confiance. Respecté pour sa mesure très british, Wenger a concocté un jeu résolument offensif, qui fait la réputation d’un club qu’il a mené en 2004 au titre de champion sans avoir connu la moindre défaite au cours de la saison. Surtout, il a toujours eu pour souci de bâtir pour l’avenir, que ce soit sur le terrain, avec des joueurs souvent jeunes, méconnus et peu coûteux, ou lorsqu’il a impulsé la construction du nouveau stade, à Ashburton Grove, disponible pour la saison 2006-2007. Car s’il a choisi de rester à Arsenal, c’est qu’il est persuadé d’y satisfaire ses ambitions. « J’ai encore tant à réussir et mon objectif est de faire poursuivre sa route à ce club, pas seulement en maintenant nos récents succès, mais en construisant dessus », a-t-il justifié. Ensuite, lorsqu’il aura cessé ses actuelles fonctions, peut-être poursuivra-t-il sa tâche au sein de la direction du club, comme l’a déjà suggéré M. Hill-Wood, estimant que ce serait « une vraie honte de perdre une telle compétence ».
Arsène Wenger, en décidant hier de prolonger son contrat de manageur d’Arsenal jusqu’en mai 2008 conformément à ses promesses, a fait de la fidélité, devenue rare dans le football, la base de son engagement avec le club champion d’Angleterre, qu’il espère mener plus loin encore.
Le choix de Wenger de rester à la tête des Gunners ne faisait depuis plusieurs semaines plus aucun doute. Il ne s’agissait plus que de « prendre le temps de s’asseoir à une table », assurait depuis longtemps le Français.
Mais ce n’est certainement pas un hasard si l’annonce intervient trois jours après que la série d’invincibilité des Londoniens se fut arrêtée à 49 matchs sans défaite, suite au revers subi dimanche à Manchester United (0-2) dans des circonstances pour le moins controversées.
Pour l’Alsacien, qui a...