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La demande mondiale d’énergie augmentera de 60 % d’ici à 2030

La demande mondiale d’énergie devrait s’accroître de près de 60% d’ici à 2030, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui envisage parallèlement un scénario alternatif avec une demande inférieure en cas « d’action vigoureuse des pouvoirs publics ». « Le monde n’est pas encore à court de pétrole », estime l’organisation, pour qui, de manière générale, les ressources sont « plus que suffisantes » pour faire face à la demande future. Mais l’envol des prix du pétrole et du gaz, l’instabilité croissante de l’acheminement de l’offre et l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone sont le signe « d’un considérable malaise dans le monde de l’énergie », ajoute Claude Mandil, le directeur exécutif de l’AIE, organisation qui regroupe les pays industrialisés consommateurs de pétrole. D’ici à 2030, les combustibles fossiles, au premier rang desquels le pétrole avec 121 mbj, représenteront 85 % de l’augmentation de la demande mondiale, selon l’AIE. Deux tiers de l’accroissement proviendra de la demande des pays émergents, comme la Chine et l’Inde. L’AIE considère le prix du pétrole comme une « source considérable d’incertitude ». Le scénario d’un prix élevé, c’est-à-dire un baril à 35 dollars en moyenne, aboutirait à une diminution de la demande de 15 % à l’horizon 2030, ce qui correspond à la consommation actuelle des États-Unis. La consommation de gaz naturel devrait doubler d’ici à 2030, tandis que la part du charbon et de l’énergie nucléaire devrait fléchir. Mais l’AIE estime qu’un autre scénario pourrait voir le jour si les États appliquent des mesures encourageant la protection de l’environnement et la sécurité énergétique. Dans cette hypothèse, la demande mondiale pourrait être de 10 % inférieure, et la dépendance des pays consommateurs à l’égard du Moyen-Orient réduite. Ainsi, la demande de pétrole diminuerait d’un volume égal à la production actuelle de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Nigeria. De même, les émissions de dioxyde seraient inférieures de 16 % au scénario de base, soit ce qu’émettent actuellement les États-Unis et le Canada.

La demande mondiale d’énergie devrait s’accroître de près de 60% d’ici à 2030, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui envisage parallèlement un scénario alternatif avec une demande inférieure en cas « d’action vigoureuse des pouvoirs publics ».
« Le monde n’est pas encore à court de pétrole », estime l’organisation, pour qui, de manière générale, les ressources sont « plus que suffisantes » pour faire face à la demande future.
Mais l’envol des prix du pétrole et du gaz, l’instabilité croissante de l’acheminement de l’offre et l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone sont le signe « d’un considérable malaise dans le monde de l’énergie », ajoute Claude Mandil, le directeur exécutif de l’AIE, organisation qui regroupe les pays industrialisés...