C’est un petit paradis pour chats, en plein milieu de Hong Kong, et pour les habitants du territoire à qui le surpeuplement et les règlements interdisent d’avoir chez eux leur animal favori. Nourriture à profusion, coins douillets pour dormir et présence de jouets et de gens pour se faire les dents et les griffes, le Meow Cafe, « meow » étant la version anglaise de « miaou », dans le quartier commerçant de Causeway Bay, est une sorte de lieu de rencontre pour hommes et bêtes. À la différence des bars de Wanchai, à une station de métro de là, qui offrent la compagnie de jeunes femmes peu farouches aux hommes esseulés, le Meow Cafe permet à ses clients de profiter non de la présence d’hôtesses mais de celle d’une quinzaine de chats libres d’aller et venir sur les 185 m2 meublés de confortables fauteuils de cuir, tables de style et autres antiquités. La formule connaît un franc succès. « J’apprécie l’atmosphère détendue. Mais je viens pour les chats parce que je ne peux pas avoir le mien à la maison. J’aime jouer avec eux ou les regarder », déclare une cliente régulière, Yuki Chow, une étudiante de 22 ans.
L’établissement est géré par une amie des chats au nom prédestiné, Meow Hui, 30 ans.
Graphiste à l’origine, elle a compris avoir fait fausse route et s’est tournée vers le commerce, d’abord une boutique de décoration, puis un coin café qui a évolué vers la formule actuelle. « Son succès m’a surprise. Quand j’ai ouvert la boutique, je ne voulais pas laisser mes chats tout seuls à la maison, alors je les ai amenés avec moi au travail. Ça a attiré des tas d’amateurs de chats », déclare Mme Hui. La boutique, « Cat Store », vend tout ce qui a trait aux chats, des coussins aux cendriers aux motifs de félins, en passant par des CD et des livres. Les 15 chats du café appartiennent à la patronne, mais les clients sont invités à amener leur propre animal favori, jusqu’à leurs chiens, à condition qu’ils s’entendent avec les chats. Comme dans beaucoup de grandes villes, les animaux domestiques sont populaires à Hong Kong. Mais il n’est pas toujours facile d’avoir chez soi un « ami à quatre pattes ».
La présence des animaux est interdite dans les logements du secteur public, une grande partie du parc immobilier. Dans le privé, les propriétaires peuvent mettre leur veto et, d’une façon générale, les appartements hongkongais sont exigus. Il n’est pas rare que plusieurs générations se partagent un petit logement dans un territoire de près de 7 millions d’habitants sur 1100 km/2. Quand on y ajoute de longues journées de travail et une réglementation sur l’hygiène publique qui ne plaisante pas, on comprend le succès du café de Causeway Bay. Quiconque laisse son chien faire ses besoins sur le trottoir risque une amende de 1500 dollars de Hong Kong, soit plus de 190 dollars américains. Les propriétaires sont tenus de ramasser les crottes dans un journal derrière leur animal. Les trottoirs de Hong Kong sont propres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats C’est un petit paradis pour chats, en plein milieu de Hong Kong, et pour les habitants du territoire à qui le surpeuplement et les règlements interdisent d’avoir chez eux leur animal favori. Nourriture à profusion, coins douillets pour dormir et présence de jouets et de gens pour se faire les dents et les griffes, le Meow Cafe, « meow » étant la version anglaise de « miaou », dans le quartier commerçant de Causeway Bay, est une sorte de lieu de rencontre pour hommes et bêtes. À la différence des bars de Wanchai, à une station de métro de là, qui offrent la compagnie de jeunes femmes peu farouches aux hommes esseulés, le Meow Cafe permet à ses clients de profiter non de la présence d’hôtesses mais de celle d’une quinzaine de chats libres d’aller et venir sur les 185 m2 meublés de confortables fauteuils de...