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Actualités - Chronologie

Les Palestiniens doutent de la mise en œuvre du plan Sharon

Les Palestiniens, que le Premier ministre israélien Ariel Sharon refuse de consulter, doutent de la mise en œuvre de son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza en raison de l’opposition qu’elle suscite en Israël, à droite et chez les colons. « L’extrême droite que Sharon a toujours entretenue a pris en otage la décision politique en Israël », déclare ainsi la députée palestinienne Hanane Achraoui. Sceptique sur les réelles intentions de M. Sharon, elle estime qu’il profite de la crise politique provoquée par son projet pour renforcer son emprise sur la Cisjordanie sans se retirer de la bande de Gaza. Officiellement, l’Autorité palestinienne se dit « pas concernée » par les difficultés politiques auxquelles est confronté M. Sharon. « Tout ce qui nous intéresse c’est de voir en Israël un gouvernement capable de prendre des décisions, comme celui de Yitzhak Rabin », déclare Nabil Abou Roudeina, principal conseiller de Yasser Arafat. Doutant de la sincérité de M. Sharon, il estime que son plan « est une manœuvre destinée à tromper l’opinion publique mondiale et à saboter le processus de paix et la “feuille de route” ». Les récentes déclarations de Dov Weisglass ont renforcé les craintes des Palestiniens. Il avait en effet affirmé qu’Israël avait pris l’initiative du plan de séparation unilatérale d’avec les Palestiniens pour « geler le processus politique pour une période indéterminée » et empêcher la création d’un État palestinien. Pour le député palestinien Imad Fallouji, le Premier ministre israélien « a lui-même provoqué la crise intérieure à propos du référendum pour montrer au monde qu’il y a plus extrémiste que lui en Israël ».
Les Palestiniens, que le Premier ministre israélien Ariel Sharon refuse de consulter, doutent de la mise en œuvre de son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza en raison de l’opposition qu’elle suscite en Israël, à droite et chez les colons.
« L’extrême droite que Sharon a toujours entretenue a pris en otage la décision politique en Israël », déclare ainsi la députée palestinienne Hanane Achraoui. Sceptique sur les réelles intentions de M. Sharon, elle estime qu’il profite de la crise politique provoquée par son projet pour renforcer son emprise sur la Cisjordanie sans se retirer de la bande de Gaza.
Officiellement, l’Autorité palestinienne se dit « pas concernée » par les difficultés politiques auxquelles est confronté M. Sharon. « Tout ce qui nous intéresse c’est de voir en Israël un...