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UE Solution de compromis en vue dans l’« affaire Buttiglione »

Une solution de compromis devrait être trouvée entre le Parlement et la Commission de l’Union européenne pour éviter une crise à propos de l’« affaire Buttiglione », ont estimé hier des responsables européens. L’optimisme renaît au sein du futur Exécutif européen, qui a été menacé par les députés européens de gauche d’un vote négatif le 27 octobre si Rocco Buttiglione, auteur de propos conservateurs sur les homosexuels et les femmes, gardait le portefeuille de la Justice et des Affaires intérieures. José Manuel Durao Barroso, qui présidera la Commission à partir du 1er novembre, a multiplié durant ces deux derniers jours les rencontres avec les chefs des principaux groupes politiques du Parlement européen et le courant est visiblement passé. Il reste à savoir quelle sera la solution que Barroso proposera demain devant la conférence des présidents des groupes politiques du Parlement européen. Quatre solutions s’offrent maintenant à Barroso. La plus radicale, le remplacement de Buttiglione, n’est soutenue que par une toute petite partie des députés, notamment les Verts, puisqu’elle provoquerait une crise sans issue. L’échange de portefeuilles, qui verrait Buttiglione quitter la Justice et les Affaires intérieures pour s’occuper par exemple de l’Agriculture, est la solution suggérée à la fois par les socialistes et les libéraux, explique-t-on au Parlement. Mais ce double désaveu est peu susceptible d’être accepté par Buttiglione et par l’autre commissaire, qui serait parachuté dans un dossier pour lequel il n’a pas été choisi. Restent donc deux solutions réalisables. La première serait plutôt cosmétique : Barroso prendrait devant le Parlement européen plusieurs engagements solennels, par exemple pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de discrimination selon l’orientation sexuelle. La dernière possibilité verrait le président portugais amputer le portefeuille de Buttiglione de tout ce qui concerne la lutte contre la discrimination et d’une partie de la justice. L’actuel ministre italien des Affaires européennes aurait dans ce cas son sort entre ses mains : alors qu’il se dit victime d’une « Inquisition » anticatholique, ce philosophe proche de Jean-Paul II devrait accepter de céder à la pression, lui qui a toujours dit qu’il mettrait sa conscience avant la fonction.
Une solution de compromis devrait être trouvée entre le Parlement et la Commission de l’Union européenne pour éviter une crise à propos de l’« affaire Buttiglione », ont estimé hier des responsables européens.
L’optimisme renaît au sein du futur Exécutif européen, qui a été menacé par les députés européens de gauche d’un vote négatif le 27 octobre si Rocco Buttiglione, auteur de propos conservateurs sur les homosexuels et les femmes, gardait le portefeuille de la Justice et des Affaires intérieures.
José Manuel Durao Barroso, qui présidera la Commission à partir du 1er novembre, a multiplié durant ces deux derniers jours les rencontres avec les chefs des principaux groupes politiques du Parlement européen et le courant est visiblement passé.
Il reste à savoir quelle sera la solution que Barroso...