Marseille a de nouveau sauvé les meubles mais pas les apparences, dimanche en match décalé de la 10e journée de Ligue 1 de football, lors de son match nul miraculeux face à Saint-Étienne (1-1), 17e au classement, au jeu franchement plus séduisant.
Le doute n’est plus permis en effet : toute prétention marseillaise au titre de champion de France ou à une place dans les trois premiers, synonyme de qualification en Ligue des champions, paraît irrecevable en l’état.
Les mots d’excuses sur les blessures (Pedretti, Déhu, Hemdani) ne suffisent plus à masquer les carences marseillaises, d’autant que l’effectif, à la demande de l’entraîneur José Anigo, a été doublé à tous les postes.
« À condition
de vendre »
Un prétendant au tableau d’honneur, aux moyens financiers conséquents, ne saurait se réfugier trop longtemps non plus derrière un manque de vécu en commun, résultat d’une équipe chamboulée à l’intersaison, ou une préparation retardée pour expliquer ce début de championnat bancal.
Car en 10 matches, l’OM n’aura finalement séduit qu’une fois, lors de la 2e journée contre Lille (3-0). C’est évidemment bien peu pour gommer l’impression répétée d’une équipe poussive, malgré la méthode Coué à laquelle semble se vouer Anigo. « On est nettement mieux avec une meilleure assise défensive et plus de fluidité dans le jeu », assurait-il avant le match.
Force est de constater que l’OM n’est pas « nettement mieux ». Bien au contraire, cette équipe, comme le concède le manageur général Pape Diouf, « cherche encore son équilibre ».
Vu le manque d’inspiration en milieu de terrain et les carences offensives affichées dimanche, il semble clair que cette quête doive durer encore un certain temps...
Les dirigeants marseillais ne cachent plus désormais leur souhait de recruter « un buteur qui pourrait être aussi un milieu de terrain », selon Diouf. « À condition de vendre », prévient-il.
défenseur au salaire
haut de gamme
On imagine qu’il pense, par exemple, à Christanval, défenseur au salaire haut de gamme mais condamné, au mieux, au banc de touche.
Sauvé à la 5e minute (sur six!) du temps réglementaire par Koke, Marseille navigue donc dans le flou, cinquième à 5 points du leader lyonnais. De quoi rendre verts les Verts, qui ont, une fois de plus, montré leur capacité à jouer juste et audacieux.
On comprendra donc la colère de l’entraîneur stéphanois Élie Baup, exclu après ce but du bout de la nuit, le 3e encaissé cette saison dans les arrêts de jeu.
Mais la sérénité affichée par la défense et les capacités d’accélération de cette équipe la rendent très crédible.
« On a encore fait douter un grand », affirmait le capitaine Julien Sablé, évidemment « ultradéçu » du résultat. « Cela finira par tourner », promettait-il encore. Loin, en l’occurrence, de l’autopersuasion à la marseillaise.
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Le doute n’est plus permis en effet : toute prétention marseillaise au titre de champion de France ou à une place dans les trois premiers, synonyme de qualification en Ligue des champions, paraît irrecevable en l’état.
Les mots d’excuses sur les blessures (Pedretti, Déhu, Hemdani) ne suffisent plus à masquer les carences marseillaises, d’autant que l’effectif, à la demande de l’entraîneur José Anigo, a été doublé à tous les postes.
« À condition
de vendre »
Un prétendant au tableau d’honneur, aux moyens financiers conséquents, ne saurait se...