Les troupes britanniques ne seront pas déployées
à Bagdad ou Falloujah, assure Londres
le 18 octobre 2004 à 00h00
La Grande-Bretagne étudie une demande des États-Unis de déployer des troupes dans le secteur américain en Irak, mais il n’est pas question de les envoyer à Bagdad ou à Falloujah, a déclaré hier un porte-parole du ministère de la Défense.
Le ministre britannique de la Défense Geoff Hoon doit faire aujourd’hui une déclaration au Parlement pour confirmer que Washington a demandé à la Grande-Bretagne de déployer des soldats hors du secteur britannique en Irak, a annoncé dimanche le ministère. Mais M. Hoon répétera qu’aucune décision n’a encore été prise, a déclaré un porte-parole du ministère.
Après les nombreuses informations parues dans la presse, selon lesquelles des troupes britanniques pourraient être placées sous commandement américain, l’opposition a réclamé que le gouvernement clarifie sa position devant le Parlement. La presse britannique, citant des sources militaires, affirme depuis vendredi que des soldats britanniques actuellement à Bassora (sud de l’Irak) pourraient être prochainement déployés dans une zone au sud de Bagdad, potentiellement plus dangereuse et placée sous commandement américain. Ils remplaceraient des troupes américaines, qui pourraient alors se consacrer à une offensive majeure contre l’insurrection à Falloujah.
L’opposition a exprimé sa crainte que les troupes britanniques ne soient associées aux méthodes brutales de l’armée américaine. Elle reproche également à Tony Blair de risquer la vie des soldats britanniques pour apporter son soutien à George Bush avant l’élection présidentielle.
L’Italie pourrait entamer
un retrait l’an prochain
L’Italie pourrait commencer à retirer ses troupes d’Irak l’année prochaine, a déclaré le ministre de la Défense, Antonio Martino, cité hier par la presse italienne. « Un retrait immédiat serait inexplicable. Mais une première étape pourrait être une diminution de notre contingent au cours de l’année 2005 », a dit le ministre samedi en marge d’une émission de télévision, rapporte le Corriere della Serra. C’est la première fois qu’un responsable gouvernemental avance un calendrier, même vague, pour le retrait des 3 000 militaires italiens déployés en Irak. M. Martino a néanmoins conditionné le départ des troupes au retour de la démocratie en Irak, sous la forme « d’un gouvernement totalement légitime » après les élections prévues en janvier.
Parallèlement, selon l’agence sud-coréenne Yonhap, la Corée du Sud entend prolonger d’un an la mission de ses 3 600 soldats en Irak, prévue pour s’achever en décembre.
La Grande-Bretagne étudie une demande des États-Unis de déployer des troupes dans le secteur américain en Irak, mais il n’est pas question de les envoyer à Bagdad ou à Falloujah, a déclaré hier un porte-parole du ministère de la Défense.
Le ministre britannique de la Défense Geoff Hoon doit faire aujourd’hui une déclaration au Parlement pour confirmer que Washington a demandé à la Grande-Bretagne de déployer des soldats hors du secteur britannique en Irak, a annoncé dimanche le ministère. Mais M. Hoon répétera qu’aucune décision n’a encore été prise, a déclaré un porte-parole du ministère.
Après les nombreuses informations parues dans la presse, selon lesquelles des troupes britanniques pourraient être placées sous commandement américain, l’opposition a réclamé que le gouvernement clarifie sa...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.