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Actualités - Chronologie

Juergen Klinsmann : un homme qui sait ce qu’il veut

Sous ses apparences souriantes et derrière son accent souabe conciliant, le nouveau sélectionneur de l’équipe d’Allemagne, Juergen Klinsmann, 40 ans, cache une détermination insoupçonnée pour réaliser son objectif: devenir champion du monde 2006 en Allemagne. Dernier exemple en date de sa fermeté: le limogeage de l’ancien champion du monde et entraîneur des gardiens internationaux, Sepp Maier, 60 ans, au lendemain de la victoire 2 à 0 de l’Allemagne contre l’Iran, samedi à Téhéran, pour avoir pris parti pour Oliver Kahn (Bayern Munich) dans sa rivalité avec Jens Lehmann (Arsenal). Dès sa désignation, Klinsmann, champion du monde 1990 et champion d’Europe 1996, avait laissé entendre qu’il fallait « tout réexaminer » au sein de la Fédération allemande de football (DFB). Premières décisions Pourtant, l’ancien capitaine de la Nationalmannschaft (108 sélections, 47 buts) n’a pas été le premier choix de la DFB. Elle aurait préféré l’ex-entraîneur du Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld, ou le champion d’Europe avec l’équipe grecque, Otto Rehhagel, comme successeur de Rudi Voeller, qui avait démissionné après la débâcle allemande lors de l’Euro 2004. L’une de ses premières décisions a été de faire nommer son coéquipier de l’équipe championne d’Europe 1996, Dieter Eilts, comme nouveau sélectionneur des Espoirs. Klinsmann a d’autre part écarté le directeur de la DFB chargé de la logistique et de l’organisation, Bernd Pfaff. Il s’est entouré d’Oliver Bierhoff, 36 ans, également champion d’Europe 1996, qui occupe la nouvelle fonction de manageur de la Mannschaft, et de l’entraîneur assistant Joachim Loew. Il devrait faire remplacer Sepp Maier par Andreas Koepke, 42 ans, le gardien de la finale de l’Euro 96 contre la République tchèque (2-1, a.p.). Klinsmann, ancien joueur du VfB Stuttgart, de l’Inter Milan, de l’AS Monaco, de Tottenham Hotspur, du Bayern Munich et de la Sampdoria Gênes, a averti qu’il n’y aura pas de « blanc-seing » pour Oliver Kahn, ni pour aucun autre joueur. Conséquences Avant le prochain match le 17 novembre contre le Cameroun à Leipzig, « il y aura une discussion brève et claire pour dire que tous les joueurs doivent respecter certains principes, a-t-il lancé. Celui qui ne s’y tient pas aura à en supporter les conséquences ». Klinsmann, invaincu en trois matches (2 victoires, 1 nul contre le Brésil), a nommé Michael Ballack comme capitaine de la Nationalmannschaft à la place de Kahn et a fait appel à cinq novices. « Je vais mettre quelques jeunes gens à l’épreuve et voir comment ils supportent la pression », a-t-il expliqué. Le nouveau sélectionneur a également innové en faisant appel à une équipe américaine de spécialistes pour la remise en forme autour de Mark Verstegen. Klinsmann, qui, en dépit de certaines critiques, continue à résider en Californie, a également fait valoir ses prérogatives pour le choix de l’hébergement et du stade d’entraînement de la Mannschaft lors du Mondial 2006. Il estime que l’hôtel choisi par son prédécesseur Rudi Voeller et le stade du Bayer Leverkusen pour s’entraîner sont trop loin l’un de l’autre, alors que la DFB se considère tenue par les engagements pris en guise de remerciements à l’égard du club du géant de la chimie et de la pharmacie Bayer. Ce dernier avait soutenu à hauteur de 2 millions d’euros la candidature de l’Allemagne pour la Coupe du monde 2006. L’agence d’informations sportives SID a qualifié Klinsmann de « dictateur démocratique ». Il est prêt à discuter avec les joueurs, « mais en fin de compte, c’est moi qui décide », dit-il.

Sous ses apparences souriantes et derrière son accent souabe conciliant, le nouveau sélectionneur de l’équipe d’Allemagne, Juergen Klinsmann, 40 ans, cache une détermination insoupçonnée pour réaliser son objectif: devenir champion du monde 2006 en Allemagne.
Dernier exemple en date de sa fermeté: le limogeage de l’ancien champion du monde et entraîneur des gardiens internationaux, Sepp Maier, 60 ans, au lendemain de la victoire 2 à 0 de l’Allemagne contre l’Iran, samedi à Téhéran, pour avoir pris parti pour Oliver Kahn (Bayern Munich) dans sa rivalité avec Jens Lehmann (Arsenal).
Dès sa désignation, Klinsmann, champion du monde 1990 et champion d’Europe 1996, avait laissé entendre qu’il fallait « tout réexaminer » au sein de la Fédération allemande de football (DFB).

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