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Solana présente de nouvelles propositions pour la paix au P-O

Javier Solana, chef de la diplomatie européenne, a exposé hier un plan en quatre points visant à relancer le processus de paix au Proche-Orient. Il a proposé une assistance aux Palestiniens tout en avertissant Israël que sa non-coopération affecterait l’aide qu’il reçoit. M. Solana a marqué sa déception devant l’absence de progrès de la « feuille de route ». L’initiative de M. Solana pourrait toutefois se heurter au fait que les États-Unis sont actuellement centrés sur l’élection présidentielle et aux soupçons qu’inspire l’UE aux Israéliens. M. Solana a présenté les quatre points suivants : SÉCURITÉ : « L’Union est prête à aider l’Autorité palestinienne à améliorer son appareil de police en sorte qu’il puisse accomplir ses tâches dans un esprit de responsabilité, contribuer à la lutte contre le terrorisme et rétablir l’ordre public. » RÉFORMES POLITIQUES : « L’Union fournira toute l’assistance possible à l’Autorité palestinienne pour que le processus de réforme commence. Les dirigeants doivent être assurés que s’ils veulent réaliser des réformes, il leur sera toujours possible de compter sur nous. » RÉFORMES ÉCONOMIQUES : « Nous sommes prêts à (...) faire tout notre possible au niveau économique pour que le plan ne souffre pas d’un manque d’engagement financier de la part de l’Union européenne. » « Les ressortissants de l’UE qui acquittent des impôts ici ne peuvent être mis constamment à contribution si les choix qu’ils financent ne contribuent pas dans les faits à réaliser la paix à laquelle nous aspirons tous. » Pour M. Solana, le plan de retrait israélien de la bande de Gaza ne peut s’inscrire que dans une stratégie plus large de retour aux frontières de 1967. « Si la stratégie de sortie ne concerne que Gaza, Israël ne pourra pas continuer à compter sur l’assistance financière de l’Union européenne », a-t-il ajouté. ASSISTANCE ÉLECTORALE : « Nous devons soutenir le processus électoral dans les Territoires. Il nous faut une commission électorale qui ait la confiance de toutes les parties afin qu’elles puissent avoir les dirigeants que veut réellement le peuple palestinien. » M. Solana a dit que des élections étaient cruciales pour qu’Israël et les Palestiniens progressent vers la solution à deux États que prévoit la « feuille de route », « rêve que partagent beaucoup d’entre nous ». « Il se peut à présent que nous soyons en mesure de tenter un saut, a-t-il dit. Il s’agit de toute évidence d’une stratégie à haut risque susceptible de nous donner de meilleurs résultats, et je crois le moment venu. » Il a qualifié d’« irresponsables » des propos de Dov Weisglass, chef de cabinet du Premier ministre israélien Ariel Sharon, selon lesquels l’État hébreu cherchait à geler le processus de paix et à refuser de facto un État aux Palestiniens.

Javier Solana, chef de la diplomatie européenne, a exposé hier un plan en quatre points visant à relancer le processus de paix au Proche-Orient. Il a proposé une assistance aux Palestiniens tout en avertissant Israël que sa non-coopération affecterait l’aide qu’il reçoit. M. Solana a marqué sa déception devant l’absence de progrès de la « feuille de route ». L’initiative de M. Solana pourrait toutefois se heurter au fait que les États-Unis sont actuellement centrés sur l’élection présidentielle et aux soupçons qu’inspire l’UE aux Israéliens.
M. Solana a présenté les quatre points suivants :
SÉCURITÉ : « L’Union est prête à aider l’Autorité palestinienne à améliorer son appareil de police en sorte qu’il puisse accomplir ses tâches dans un esprit de responsabilité, contribuer à la...