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EXPOSITION Isis Nassar à l’Instituto Cervantes (photo)

Les cimaises de l’Instituto Cervantes sont garnies de toiles grouillantes. Grouillantes de couleurs, de personnages, de paysages, de scènes de la vie quotidienne des peuples d’Amérique du Sud. Grande voyageuse, l’artiste s’intéresse ici à la culture indigène des pays latins. Du Pérou à l’Équateur, de la Bolivie au Paraguay, en passant par l’Uruguay, l’Argentine, le Chili et le Guatemala, Isis Nassar croque les rites des uns, les us et coutumes des autres, accordant de l’importance aux moindres détails. Truffées de symboles, ses toiles bariolées en disent long sur la vie de ces peuples. Chose frappante: les portraits de personnages – aux faciès figés, aux dimensions disproportionnées, au regard perdu – dégagent une tristesse infinie. En célébrant la vie de ces indigènes, l’artiste a-t-elle voulu souligner leur misère? Certes, quelques toiles (où l’expression effrayante est un peu moins marquée) échappent à ce lot de misérabilisme. Nassar donne à voir également des sculptures réalisées dans une matière transparente, mi-plastique, mi-verre. Jusqu’au 28 octobre, de 12h à 19h.
Les cimaises de l’Instituto Cervantes sont garnies de toiles grouillantes. Grouillantes de couleurs, de personnages, de paysages, de scènes de la vie quotidienne des peuples d’Amérique du Sud.
Grande voyageuse, l’artiste s’intéresse ici à la culture indigène des pays latins. Du Pérou à l’Équateur, de la Bolivie au Paraguay, en passant par l’Uruguay, l’Argentine, le Chili et le Guatemala, Isis Nassar croque les rites des uns, les us et coutumes des autres, accordant de l’importance aux moindres détails. Truffées de symboles, ses toiles bariolées en disent long sur la vie de ces peuples.
Chose frappante: les portraits de personnages – aux faciès figés, aux dimensions disproportionnées, au regard perdu – dégagent une tristesse infinie. En célébrant la vie de ces indigènes, l’artiste a-t-elle voulu...