Immigration clandestine
L’Italie poursuit les expulsions
collectives par avion
le 05 octobre 2004 à 00h00
L’Italie a opté pour la manière forte pour tenter de dissuader les immigrants d’embarquer clandestinement en Libye ou en Tunisie, et poursuivait non-stop hier ses expulsions collectives par avion. Le but affiché par le ministère italien de l’Intérieur, sourd aux critiques des défenseurs des droits de l’homme qui déplorent une entorse au droit d’asile, est de faire savoir aux intéressés qu’un retour immédiat à la case départ les attend désormais à leur arrivée. L’Italie a affrêté depuis vendredi une dizaine de vols pour renvoyer en Libye des personnes arrivées illégalement par la mer dans l’île sicilienne de Lampedusa ou recueillies au large de la petite île, proche des côtes africaines. Il s’agit en premier lieu de désengorger le centre dit de « premier accueil » de l’île, au bord de l’asphyxie avec encore 800 personnes présentes hier pour quelque 200 places.
Rien ne semble en effet devoir décourager les immigrants fuyant la misère économique, le manque d’emplois ou l’insécurité en Afrique : ni le prix à payer aux trafiquants ni les dangers de la traversée illustrés par un nouveau naufrage dramatique au large de la Tunisie, qui a fait 22 noyés et 42 disparus dans la nuit de samedi à hier parmi un groupe de 75 Marocains et Tunisiens. Une heure après son départ, le bateau surchargé s’est littéralement fendu en deux, selon des témoins. Par vagues successives, des centaines de sans-papiers ne cessent de débarquer à Lampedusa presque chaque jour depuis cet été.
L’Italie presse depuis plus d’un an le régime du colonel Kadhafi de réprimer les marchands de clandestins opérant sur ses côtes. Dans l’impossibilité de créer des patrouilles communes, comme cela se fait avec succès depuis 1997 au large de l’Albanie, Rome s’est entendu fin septembre avec Tripoli sur le principe d’une coopération renforcée. Les premiers résultats se verront au printemps prochain, avec l’entrée en service des centres d’accueil entreront en Libye.
L’Italie a opté pour la manière forte pour tenter de dissuader les immigrants d’embarquer clandestinement en Libye ou en Tunisie, et poursuivait non-stop hier ses expulsions collectives par avion. Le but affiché par le ministère italien de l’Intérieur, sourd aux critiques des défenseurs des droits de l’homme qui déplorent une entorse au droit d’asile, est de faire savoir aux intéressés qu’un retour immédiat à la case départ les attend désormais à leur arrivée. L’Italie a affrêté depuis vendredi une dizaine de vols pour renvoyer en Libye des personnes arrivées illégalement par la mer dans l’île sicilienne de Lampedusa ou recueillies au large de la petite île, proche des côtes africaines. Il s’agit en premier lieu de désengorger le centre dit de « premier accueil » de l’île, au bord de...
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