Nantes, grâce à son étroit succès à domicile devant Lens (1-0), s’est offert un bon bol d’air, dimanche soir lors de la 8e journée de Ligue 1 de football.
À défaut de convaincre ou plutôt de séduire, le groupe de Loïc Amisse (14e de L1) a confirmé son redressement et sa meilleure tenue, notamment dans l’engagement. Mais aussi ses carences actuelles. Car à moins de trouver l’oiseau rare dans les prochaines semaines en la personne de Claudiu Keseru, un Roumain de 17 ans, le FC Nantes souffrira cruellement de l’absence d’un renard des surfaces digne de son compatriote Viorel Moldovan.
Ni le Roumain Florin Bratu, remuant et pas déméritant jusqu’à sa sortie au repos sur blessure, ni le maladroit Mamadou Bagayoko ne semblent posséder le profil adéquat. Le directeur sportif du FCNA, Robert Budzynski, avait d’ailleurs pris soin ce week-end de superviser une nouvelle fois le Malien Mamadou Diallo, buteur en Ligue des champions d’Afrique avec l’USM Alger.
Les doutes de Lens
À la 59e minute de jeu dimanche, Grégory Pujol a toutefois endossé l’habit du buteur providentiel grâce à un vrai coup du sombrero: un rebond et dans la foulée, une frappe à mi-hauteur, limpide et sèche, hors de portée de Charles Itandje. Une belle revanche pour le Jurassien, seulement trois fois titulaire depuis le début de ce championnat.
« Je pense que ce but arrive au bon moment. Ça m’a libéré. Le fait de gagner va également soulager beaucoup de monde », estime Grégory Pujol. Le buteur a reçu les hommages de son capitaine et gardien, Mickaël Landreau, lui aussi pour beaucoup dans ce second succès, depuis le début de saison, du FC Nantes : « Tant mieux pour l’équipe, le groupe. Je crois que l’on arrive à avoir un peu plus de stabilité, ça se voit, ça se ressent. On a réussi à être très solidaires, unis jusqu’au bout. »
Petit à petit, une équipe semble se dessiner autour du volontaire milieu de terrain Jérémy Toulalan. Une formation très nantaise dans l’âme au sein de laquelle les nouvelles recrues risquent dans les prochaines semaines de fréquenter assidûment le banc de touche, à l’exception du défenseur colombien Alexander Viveros.
Le RC Lens (11e), de son côté, est en perte de repères. Les Nordistes n’ont plus gagné depuis le 21 août et leur succès à Istres (2-0).
À la sortie du terrain, le capitaine de Lens et ancien Canari Éric Carrière évoquait « une très mauvaise opération au niveau psychologique. Ce n’était pas le vrai visage lensois ». Contre Paris-SG et Strasbourg, les Sang et Or avaient pêché à la finition. Idem à la Beaujoire. « On a montré nos limites dans la dernière passe et le dernier geste », analysait lucidement leur entraîneur Joël Muller. « Seulement cette fois, les carences se sont accompagnées d’un manque crucial d’agressivité, d’un problème mental et d’organisation », déplorait le coach lensois.
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