Le célèbre savon qui faisait déjà la peau douce à nos grand-mères entame une nouvelle politique de communication en s’attachant à la promotion de jeunes stylistes locaux. Dans le cadre d’événements spectaculaires, les jeunes artistes présentent des défilés en présence d’un parterre d’invités triés sur le volet dans le monde de la politique, de la finance, des médias et des arts. Un jury de spécialistes sélectionne un lauréat qui sera invité à suivre un mois de stage sous la houlette d’un créateur célèbre.
Dans le cadre du Lux Fashion World, manifestation qui s’est déroulée au Biel du 27 au 29 septembre dernier, le jury était composé du couturier Zuhair Murad, de l’actrice égyptienne Mona Zaki, de l’artiste peintre libanaise Ghada Saghiyé et de Mme Wadad el-Merehby. Jean-Luc Lamirande, directeur des produits Lux pour l’Afrique et le Moyen-Orient, se félicitait du succès de cet événement notamment en raison de l’image positive qu’il reflète de la femme en général et des Orientales en particulier.
Parmi les participants, Bothaina el-Kahhal, qui n’est autre que la fille de la comédienne Raghda, s’est distinguée par son extrême jeunesse, 17 ans, et son talent déjà confirmé. Muna Sabkar, venue de Bahreïn, Farah Kreidieh, valeur libanaise, Noor al-Thani, du Qatar, et Mansour Boudehan, fils de l’ambassadeur d’Algérie au Bahreïn, ont également fait sensation avec des modèles originaux inspirés de leur culture. Suivant l’exemple d’aînés reconnus, tels que Amina el-Jassem et Zaki Ben Aboud, la Saoudienne Ghadeer al-Mhaini n’a pas déçu.
«Je pense que ce concours amateur est la meilleure opportunité pour les stylistes débutants de commencer une carrière. Notamment en raison de l’intérêt que portent les spécialistes du métier à cette manifestation», concluait Zuhair Murad, en ajoutant que c’est une occasion rêvée pour un jeune styliste de soumettre son œuvre à la critique d’un public averti.
La MBC retransmettra cette manifestation en novembre, quant à Lux, il se fait fort de réveiller à longueur d’année la star qui sommeille en vous !
Mode in London
La capitale britanique en quête
de nouveaux talents
Londres est depuis longtemps reconnu comme un incubateur de talents, grâce à la célèbre école de design Central St Martin qui apporte toujours un précieux soutien aux jeunes créateurs. Ainsi Stella MacCartney, Alexander MacQueen, John Galliano et Hussain Chalayan y ont fait leurs premières armes. Du dimanche 19 au jeudi 23 septembre, la Semaine de la mode londonienne organisée par le Bristish Fashion Concil a une nouvelle fois rempli son rôle de dénicheur de tendances et accordé leur chance à une kyrielle de créateurs inconnus espérant prendre la relève de grands noms britanniques de la mode, partis défiler dans d’autres capitales.
Avec 45 défilés de prêt-à-porter printemps/été 2005 cette saison (15 en 1994), Londres n’a effectivement pas la même influence dans le monde de la mode que Paris et ses 160 défilés ou New York (90 défilés). Plus de 4500 personnes attendues, 170 nouvelles entrées comptabilisées le premier jour... Malgré un épuisant circuit des défilés les menant durant quatre semaines de New York à Milan puis Paris, acheteurs de grandes maisons et rédactrices de mode sont de plus en plus nombreux à honorer de leur présence les allées de la grande tente blanche montée au Duke of York’s Square. La presse internationale est au rendez-vous : Patrick Cabasset de l’Officiel, Ariella Goggi du Vogue italien ou Suzy Menkes de l’International Herald Tribune. On peut aussi croiser Elements Dallas, Fred Segal et Michael Fink de Saks Fifth Avenue, ou encore Maria Luisa, ou les acheteurs du Printemps, du Bon Marché et de Franck & Fils venus de Paris. Parmi eux, Concetta Lanciaux, bras droit du patron de LVMH Bernard Arnault, reste sans cesse à la recherche de nouveaux talents pour les marques du groupe et notamment d’un successeur à Julien MacDonald pour Givenchy Femme.
Pour soutenir la réalisation d’un coûteux défilé, la chaîne de vêtements Topshop sponsorise des jeunes créateurs en finançant intégralement leurs défilés pendant quatre saisons. En contrepartie, elle s’inspire de leurs idées pour ses propres vêtements vendus au grand public. Mais après avoir ainsi pris leur envol, les plus doués vont bien souvent développer leur talent ailleurs, comme l’ont fait dans le passé Vivienne Westwood (34 ans d’expérience de mode), Stella McCartney, Alexander McQueen, John Galliano, Hussein Chalayan, Phoebe Philo (Chloé) ou Oswald Boateng (nouveau directeur artistique de Givenchy Homme). Paul Smith, pour sa part, reste fidèle à la scène londonienne pour sa ligne femme (il présente sa ligne homme à Paris), de même que Nicole Farhi, Julien MacDonald, Betty Jackson, Jasper Conran ou le duo anglo-brésilien Clements Ribeiro, qui dessine Cacharel.
Le Conseil de la mode britannique compense ces départs par un afflux de nouveaux créateurs pour qui la Semaine des défilés de Londres est une excellente plate-forme de lancement : Alistair Carr, Ashish, Gardem, Camilla Staerk défileront pour la première fois de leur vie. Découverte à Londres, la Grecque Sofia Kokosalaki, qui a réalisé les costumes des athlètes pour les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d’Athènes, n’a malheureusement pas pu finir sa collection à temps pour la London Fashion Week. Parmi les petits derniers à surveiller de près figurent encore Jonathan Saunders et ses imprimés, Giles Deacon, Boudicca et Bora Aksu, les jumelles géorgiennes Tatanaka et le Danois Jens Laugesen.
Il aura fallu au couple anglo-nippon Sarah Swash et Toshio Yamanaka, pas encore trentenaires, un travail acharné dans leur appartement-atelier d’un quartier populaire londonien pour pouvoir boucler à temps le tout premier défilé de leur marque baptisée Swash. Le duo a remporté en mai dernier le grand prix du Festival d’Hyères en France, ainsi que le prix de la marque «1,2,3». La chaîne de vêtements française leur a ainsi permis de dessiner une mini-collection qui sera vendue au grand public au printemps prochain. Tous les frais du défilé sont pris en charge par le Conseil de la mode britannique et ses sponsors. Seul le coût de fabrication des vêtements est à la charge des stylistes. Les deux jeunes gens se sont connus à l’école de design Central St Martins, dont ils furent lauréats en 2001, comme avant eux de grands créateurs britanniques tels John Galliano ou Alexander McQueen. Tous les espoirs sont permis.
Pour les vraies «victims»
Ugg comme « ugly » ?
Pour les lectrices de Elle, Sophie Fontanelle en a fait baver d’envie son personnage de Fonelle. Célibataire délurée et acheteuse compulsive de tout ce qui est à la mode et sexy, Fonelle, depuis un an, meurt d’envie de s’offrir des Ugg. Fonelle est une renifleuse de tendance avertie, car ce qui lui fait envie tout de suite fera envie au grand public quelques mois plus tard. C’est donc le moment de se brancher Ugg, pour celles qui n’ont pas suivi l’histoire depuis le début. Les Ugg, ce sont ces boots en mouton retourné, parties d’Australie dans les années 70. Un jeune surfer australien qui en fabrique réussit à les vendre à d’autres surfers américains en 2003. Ceux-ci répandront la mode un peu partout et feront la fortune de leur fournisseur. Aujourd’hui, Kate Moss (qui n’est pas surfer) les porte dans les rues de Londres, et Sarah Jessica Parker (la déclencheuse de tendances dans la série Sex in the City) se balade avec dans New York. Effet de grotte garanti, puisqu’il paraît que ça tient les pieds au chaud l’hiver et au frais l’été. Pour mettre ses Ugg, pas besoin donc d’être bergère, ni de couper du bois. Mais voilà, même si on les porte juste pour être dans le coup, on n’en a pas moins l’air d’un mouton à cinq pattes. À Paris, elles coûtent environs 200 euros, mais on peut se les faire rapporter des US pour 100 dollars. Cela dit, c’est tellement vilain qu’il faut vraiment y tenir !
FIFI ABOUDIB
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le célèbre savon qui faisait déjà la peau douce à nos grand-mères entame une nouvelle politique de communication en s’attachant à la promotion de jeunes stylistes locaux. Dans le cadre d’événements spectaculaires, les jeunes artistes présentent des défilés en présence d’un parterre d’invités triés sur le volet dans le monde de la politique, de la finance, des médias et des arts. Un jury de spécialistes sélectionne un lauréat qui sera invité à suivre un mois de stage sous la houlette d’un créateur célèbre.
Dans le cadre du Lux Fashion World, manifestation qui s’est déroulée au Biel du 27 au 29 septembre dernier, le jury était composé du couturier Zuhair Murad, de l’actrice égyptienne Mona Zaki, de l’artiste peintre libanaise Ghada Saghiyé et de Mme Wadad el-Merehby. Jean-Luc Lamirande,...