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Actualités - Chronologie

Union européenne Verheugen défend sa position face aux opposants à l’adhésion d’Ankara

Le commissaire européen à l’Élargissement Guenter Verheugen a dénoncé hier la « partialité » des critiques l’accusant d’aller trop vite en besogne pour recommander l’ouverture de négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. M. Verheugen n’a pu éviter les questions sur cet épineux dossier, lors de son examen de passage au Parlement européen en tant que commissaire désigné aux Entreprises et à l’Industrie dans le nouvel Exécutif qui prendra ses fonctions le 1er novembre sous la présidence du Portugais José Manuel Durao Barroso. « Ce que je déplore dans ce débat, c’est le côté partial de beaucoup de ceux qui interviennent », a déclaré aux eurodéputés M. Verheugen, qui est un chaud défenseur des aspirations européennes d’Ankara. « S’agissant de la Turquie, je vais vous dire très clairement que l’homme qui m’a entendu faire une recommandation n’est pas encore né... J’ai simplement dit que j’avais devant moi sur la table tous les éléments me permettant de faire une recommandation », a-t-il défendu. « Je crois qu’au milieu de la semaine prochaine, vous pourriez avoir une idée tout à fait différente », a-t-il ajouté. M. Verheugen doit soumettre le 6 octobre à l’approbation de l’ensemble de la Commission une recommandation pour ou contre l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Turquie qui servira de base à la décision finale que prendront en décembre les chefs d’État et de gouvernement de l’UE. À moins d’une semaine du verdict de la commission sur la candidature turque, M. Verheugen a répliqué avec ironie à des propos prêtés à son collègue commissaire au Marché intérieur Frits Bolkestein, qui l’aurait qualifié de « caniche de Berlin ». « Le caniche est un animal très intelligent et certains trouvent même que c’est un animal très beau, même si les goûts sont partagés... » a-t-il dit. « Je sais d’expérience qu’il n’y a aucun gouvernement en Europe qui respecte autant l’indépendance des commissaires que le gouvernement allemand, et cela vaut pour tous les gouvernements allemands », a déclaré Guenter Verheugen, social-démocrate proche du chancelier Gerhard Schröder. Frits Bolkestein, un libéral néerlandais, est, avec le conservateur autrichien Franz Fischler (Agriculture), le seul commissaire européen à avoir publiquement marqué son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’UE.
Le commissaire européen à l’Élargissement Guenter Verheugen a dénoncé hier la « partialité » des critiques l’accusant d’aller trop vite en besogne pour recommander l’ouverture de négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
M. Verheugen n’a pu éviter les questions sur cet épineux dossier, lors de son examen de passage au Parlement européen en tant que commissaire désigné aux Entreprises et à l’Industrie dans le nouvel Exécutif qui prendra ses fonctions le 1er novembre sous la présidence du Portugais José Manuel Durao Barroso. « Ce que je déplore dans ce débat, c’est le côté partial de beaucoup de ceux qui interviennent », a déclaré aux eurodéputés M. Verheugen, qui est un chaud défenseur des aspirations européennes d’Ankara. « S’agissant de la Turquie, je vais vous...