Élections irakiennes : cacophonie au sein de l’Administration Bush
le 25 septembre 2004 à 00h00
Des voix discordantes se font entendre au sein de l’Administration Bush sur ce que constituerait des élections « valables » en Irak.
Les responsables américains dans leur ensemble insistent sur la tenue, comme prévu, de ces élections en janvier, tout en préparent l’opinion à un scrutin imparfait en raison des violences persistantes dans le pays.
Mais M. Rumsfeld est allé le plus loin jeudi soir en laissant entendre qu’elles ne pourraient sans doute pas se tenir dans l’ensemble du pays. « Imaginons que vous tentiez d’organiser des élections et que vous ne puissiez le faire que dans trois quarts ou quatre cinquièmes du pays parce que la violence est trop importante », a lancé M. Rumsfeld devant la commission des Forces armées du Sénat. « Eh bien, ainsi soit-il », a-t-il répondu à sa propre question. « On peut très bien avoir une élection qui n’est pas tout à fait parfaite. Est-ce mieux que de ne pas avoir d’élection du tout ? Absolument. »
Le secrétaire d’État adjoint Richard Armitage s’est inscrit en faux hier, reconnaissant que les élections en Irak seront « compliquées » à organiser, mais que tout devait être fait pour que chaque Irakien en droit de voter puisse y participer.
Le président George W. Bush et le Premier ministre irakien Iyad Allaoui, en visite à Washington, avaient réaffirmé jeudi, de leur côté, que les élections se dérouleraient à la date prévue.
Des voix discordantes se font entendre au sein de l’Administration Bush sur ce que constituerait des élections « valables » en Irak.
Les responsables américains dans leur ensemble insistent sur la tenue, comme prévu, de ces élections en janvier, tout en préparent l’opinion à un scrutin imparfait en raison des violences persistantes dans le pays.
Mais M. Rumsfeld est allé le plus loin jeudi soir en laissant entendre qu’elles ne pourraient sans doute pas se tenir dans l’ensemble du pays. « Imaginons que vous tentiez d’organiser des élections et que vous ne puissiez le faire que dans trois quarts ou quatre cinquièmes du pays parce que la violence est trop importante », a lancé M. Rumsfeld devant la commission des Forces armées du Sénat. « Eh bien, ainsi soit-il », a-t-il répondu à sa propre question. « On...
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