Les pays européens prêts à durcir
leur position sur le dossier iranien
le 25 septembre 2004 à 00h00
Les pays européens engagés dans les tractations avec l’Iran sur son programme nucléaire pourraient se ranger derrière les États-Unis et renvoyer le dossier devant le Conseil de sécurité des Nations unies, avancent des diplomates proches des discussions. Jusqu’à présent, Berlin, Londres et Paris résistaient à la volonté de Washington de passer à la vitesse supérieure pour isoler et sanctionner Téhéran. Mais l’attitude de la République islamique est en train de modifier leur position. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté le week-end dernier une résolution déplorant que le régime des mollahs n’ait pas respecté son engagement de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium. L’agence donne jusqu’au 25 novembre à Téhéran pour rectifier le tir, sous peine « d’autres mesures appropriées ». Le texte ne parle pas d’une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies, que réclament les États-Unis depuis l’an passé. Mais, avance un diplomate occidental proche des discussions, le dossier du nucléaire iranien sera très vraisemblablement transmis à l’Onu. « Il semble que le dossier Iran va être renvoyé devant le Conseil de sécurité. On discute à présent de ce qui se passera après », assure-t-il. Michel Barnier a néanmoins déclaré à la presse que l’Europe avait toujours espoir. Mais, a-t-il ajouté, « si nous ne sommes pas rassurés (...) la question sera transmise au Conseil de sécurité ». Parallèlement aux discussions en cours, les États-Unis et Israël ont fait allusion à la possibilité d’opérations militaires ciblées contre l’infrastructure nucléaire iranienne. Des responsables israéliens ont ainsi révélé cette semaine l’acquisition en cours de 500 bombes de fabrication américaine de type « bunker buster », capables de pénétrer et de détruire des structures en béton même enterrées. Les négociations irano-européennes vont se poursuivre, mais l’espoir de déboucher sur un engagement ferme de l’Iran est minime.
Les pays européens engagés dans les tractations avec l’Iran sur son programme nucléaire pourraient se ranger derrière les États-Unis et renvoyer le dossier devant le Conseil de sécurité des Nations unies, avancent des diplomates proches des discussions. Jusqu’à présent, Berlin, Londres et Paris résistaient à la volonté de Washington de passer à la vitesse supérieure pour isoler et sanctionner Téhéran. Mais l’attitude de la République islamique est en train de modifier leur position. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté le week-end dernier une résolution déplorant que le régime des mollahs n’ait pas respecté son engagement de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium. L’agence donne jusqu’au 25 novembre à Téhéran pour rectifier le tir, sous peine «...
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