Près de 35 % de la population sous le seuil de pauvreté, 20 % de chômage, pouvoir d’achat en baisse, exode des jeunes, déficit record, croissance en berne, etc. : à première vue, notre pays n’est pas en grande forme. Pourtant, il y a des chiffres qui ne trompent pas. Certains secteurs comme l’immobilier sont en bonne santé. Les plus grands groupes d’investisseurs locaux et régionaux comme Kingdom, al-Habtoor, Jamil Ibrahim, al-Futtaim, Admic, Aswad, Jaber et Smadi, pour ne citer que quelques exemples, sont concernés par cette dynamique. Les millions de dollars investis sont une preuve de leur confiance dans l’avenir du Liban. Ces investissements sont encourageants et créateurs d’emplois. Ils contribuent à la modernisation de Beyrouth qui, derrière Dubaï, a l’occasion de retrouver un statut régional digne de ce nom.
Les investissements immobiliers
dans l’agglomération de Beyrouth
Dans le secteur commercial, le paysage marchand de Beyrouth est en pleine restructuration. De nouvelles constructions de plus en plus imposantes se succèdent. La réussite de ABC Achrafieh qui a eu une saison estivale exceptionnelle prouve que le concept des malls a sa place à Beyrouth. City Mall, le plus grand centre commercial du Liban, avec 200 000 m2 de surface bâtie dont 75 000 m2 de surface de vente, va ouvrir dans quelques semaines à Dora. Deux nouveaux centres, Metropolitan Boulevard et Beirut Mall, doivent prochainement être inaugurés d’ici à la fin 2005. D’autres projets sont en vue comme les Souks de Beyrouth, Verdun 5, Carrefour et Landmark. L’ensemble de ces projets associés à des complexes résidentiels et hôteliers est estimé à 1 milliard de dollars.
Dans le centre touristique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La saison 2004 s’annonce un grand cru avec plus de 1,3 million de visiteurs sans compter les expatriés qui sont également venus en nombre. L’or noir du Liban attire les investisseurs : Four Seasons au centre-ville, boutique-hôtel à Wadi Abou Jmil, Sheraton à Minet el-Hosn et un hôtel 5 étoiles au sud de la place Riad el-Solh. Sans oublier Marina City, le gigantesque projet touristique sur la marina Joseph Khoury à Dbayeh.
Le secteur résidentiel affiche également de bons résultats. À voir le nombre de grues dans le ciel beyrouthin, aucun quartier n’est épargné par cette vague de construction. Les quartiers de Wadi Abou Jmil et Minet el-Hosn au centre-ville regroupent les projets les plus impressionnants : Marina Towers, Platinum, Beirut Tower, etc. Les chiffres donnent le vertige : plus de 500 millions de dollars d’investissements, 350 appartements en construction vendus entre 2 500 à 6 000 dollars le m2, une superficie totale de 200 000 m2 et un taux d’occupation actuel autour de 60 %. D’Achrafieh à Jnah, les projets se multiplient. Rien que dans la partie occidentale de Beyrouth, des dizaines de projets sont en cours. Ils affichent déjà un taux moyen d’occupation assez élevé.
Plusieurs immeubles high-tech de bureaux sont également en chantier principalement au centre-ville : Berytus, Sifico et Semiramis représentent plus de 75 millions de dollars d’investissements. Beyrouth se donne les moyens d’attirer les compagnies locales et internationales dans un cadre unique qui associe l’histoire et la modernité.
RAMCO
Près de 35 % de la population sous le seuil de pauvreté, 20 % de chômage, pouvoir d’achat en baisse, exode des jeunes, déficit record, croissance en berne, etc. : à première vue, notre pays n’est pas en grande forme. Pourtant, il y a des chiffres qui ne trompent pas. Certains secteurs comme l’immobilier sont en bonne santé. Les plus grands groupes d’investisseurs locaux et régionaux comme Kingdom, al-Habtoor, Jamil Ibrahim, al-Futtaim, Admic, Aswad, Jaber et Smadi, pour ne citer que quelques exemples, sont concernés par cette dynamique. Les millions de dollars investis sont une preuve de leur confiance dans l’avenir du Liban. Ces investissements sont encourageants et créateurs d’emplois. Ils contribuent à la modernisation de Beyrouth qui, derrière Dubaï, a l’occasion de retrouver un statut régional digne de ce...
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