L’Égypte a décidé de donner un coup d’accélérateur à la réforme de son système bancaire, dont une première loi bancaire avait jeté les fondements l’an dernier, afin de l’ouvrir un peu plus aux investisseurs étrangers.
Le président Hosni Moubarak a approuvé un plan de réforme bancaire sur cinq ans, en six chapitres, prévoyant l’absorption des banques de petite taille par leurs maisons mères, la solution de l’épineuse question des créances douteuses, la réorganisation des banques publiques, l’ouverture du capital des banques mixtes (fonds publics égyptiens – capitaux privés étrangers) aux seuls investisseurs privés, afin d’y réduire la part de l’État, des fusions bancaires, afin de créer des entités puissantes en vue de leur privatisation, et le renforcement du contrôle sur les activités bancaires.
Les nouvelles dispositions sur les banques interviennent quelques jours après la promulgation d’un nouveau code douanier, abaissant les taxes à l’importation de 14,6 % à 9 % en moyenne. Six banques de petite taille, qui ne disposeraient plus du capital minimal de 80 millions dollars, exigé par la Banque centrale (BCE), seront absorbées par leur maison mère. Il s’agit de la Misr Exterior Bank, la Misr United, la Banque internationale islamique, la Banque el-Nil, la Banque du commerce et du développement et la Banque al-Mouhandess. Selon le gouverneur de la BCE, Farouk Abdel Baki al-Okda, l’opération devrait être achevée dans douze mois.
Partisan d’une politique monétaire libérale ayant fait carrière aux États-Unis, M. Okda a été nommé à la tête de la BCE pour quatre ans en décembre 2003, avec pour mission de donner un coup de fouet à la réforme bancaire.
Sa nomination est intervenue après la décision du gouvernement d’abandonner le système de change fixe et d’instaurer un système de taux flottants, entré en vigueur fin janvier 2003.
Ce changement avait entraîné une dévaluation immédiate de plus de 25 % de la monnaie nationale et une forte tension sur le marché de changes. Mais la livre s’est ressaisie et, sur le marché parallèle, elle s’échange depuis juillet pratiquement au taux officiel avec le dollar.
Le secteur bancaire égyptien compte 64 établissements, dont 28 banques commerciales, 31 banques d’affaires et d’investissements, 3 banques spécialisées dans l’agriculture, l’industrie et l’immobilier, et deux banques à régime spécial, l’Arab International Bank et la National Investment Bank.
Le secteur est largement dominé par quatre banques publiques, les quatre sœurs, représentant 60 % des dépôts environ, 50 % des prêts et deux tiers des agences commerciales. Il s’agit de la National Bank of Egypt (al-Ahli), de la Misr Bank, de la Banque d’Alexandrie et de la Banque du Caire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Égypte a décidé de donner un coup d’accélérateur à la réforme de son système bancaire, dont une première loi bancaire avait jeté les fondements l’an dernier, afin de l’ouvrir un peu plus aux investisseurs étrangers.
Le président Hosni Moubarak a approuvé un plan de réforme bancaire sur cinq ans, en six chapitres, prévoyant l’absorption des banques de petite taille par leurs maisons mères, la solution de l’épineuse question des créances douteuses, la réorganisation des banques publiques, l’ouverture du capital des banques mixtes (fonds publics égyptiens – capitaux privés étrangers) aux seuls investisseurs privés, afin d’y réduire la part de l’État, des fusions bancaires, afin de créer des entités puissantes en vue de leur privatisation, et le renforcement du contrôle sur les activités...