Rechercher
Rechercher

Actualités

Israël brandit de nouveau la menace d’une expulsion de Arafat

Israël a relancé sa campagne d’intimidation contre Yasser Arafat en évoquant une expulsion du dirigeant palestinien, sans toutefois prendre de nouvelles mesures concrètes pour mettre cette menace à exécution. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Sylvan Shalom, a proclamé hier que « Arafat n’a pas sa place parmi nous, et le jour où nous le sortirons d’ici pour l’envoyer ailleurs n’a jamais été aussi proche ». Cette diatribe a été déclenchée un an presque jour pour jour après que le cabinet de sécurité israélien eut pris la décision de principe, à la suite d’un attentat-suicide palestinien, de se « débarrasser » de Yasser Arafat qualifié de « principal obstacle » à la paix. Après plusieurs mois d’accalmie durant lesquels le projet avait été quelque peu mis sous le boisseau, M. Shalom ainsi que le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, sont remontés ces derniers jours au créneau. « Nous allons maintenir notre politique d’isolement de Arafat à la Mouqataa (son QG à Ramallah), car c’est un terroriste avec lequel il n’est pas possible de discuter », a averti M. Shalom. Lundi, M. Mofaz avait également rappelé la décision du cabinet de sécurité en soulignant qu’Israël restait déterminé à « bannir » Yasser Arafat « au moment opportun et de la façon dont il convient ». Un des principaux conseillers de M. Mofaz, le général de réserve Amos Gilad, considéré comme un partisan de la manière forte, s’est en revanche montré prudent en exprimant hier ses doutes. « S’il est banni, il deviendra le chef d’un gouvernement en exil, personne n’osera s’élever contre lui (parmi les Palestiniens), il supervisera des actions terroristes et réunira sous sa bannière les terroristes tout en obtenant le soutien des pays arabes », a pronostiqué M. Gilad. Le ministre palestinien chargé des Négociations, Saëb Erakat, a dénoncé ces menaces. « Cela révèle les véritables intentions du gouvernement israélien qui veut détruire le processus de paix », a affirmé M. Erakat. Selon lui, les responsables israéliens ne veulent pas expulser Yasser Arafat « mais le tuer ». Par ailleurs, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a déclaré, hier, que Le Caire souhaite une solution rapide à la crise qui divise M. Arafat et son Premier ministre Ahmed Qoreï.

Israël a relancé sa campagne d’intimidation contre Yasser Arafat en évoquant une expulsion du dirigeant palestinien, sans toutefois prendre de nouvelles mesures concrètes pour mettre cette menace à exécution. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Sylvan Shalom, a proclamé hier que « Arafat n’a pas sa place parmi nous, et le jour où nous le sortirons d’ici pour l’envoyer ailleurs n’a jamais été aussi proche ». Cette diatribe a été déclenchée un an presque jour pour jour après que le cabinet de sécurité israélien eut pris la décision de principe, à la suite d’un attentat-suicide palestinien, de se « débarrasser » de Yasser Arafat qualifié de « principal obstacle » à la paix. Après plusieurs mois d’accalmie durant lesquels le projet avait été quelque peu mis sous le boisseau, M....