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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Résistance de l’euro malgré un bon chiffre de l’emploi US

L’euro a présenté une grande résistance à la baisse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux malgré les bons chiffres hebdomadaires de l’emploi aux États-Unis (voir par ailleurs). Mais il n’en demeure pas moins que certains opérateurs ont tenté de faire rebondir le billet vert après l’annonce d’une diminution des demandes d’allocations chômage de 44 000 la semaine dernière pour totaliser 319 000 au 4 septembre au lieu de 345 000, comme attendu. Pourtant, d’autres intervenants ont continué de digérer les propos d’Alan Greenspan tenus la veille devant le Congrès sur l’inflation, suggérant que la Fed ne devrait pas relever son principal taux directeur lors de la réunion de son comité de politique monétaire du 21 septembre. Dans l’ensemble, les investisseurs ont finalement estimé devoir rééquilibrer leur portefeuille de devises dans l’attente de la publication aujourd’hui des chiffres de la balance commerciale US en juillet, dont l’ampleur du déficit pourrait avoir un impact négatif sur le dollar. Plus tôt dans la matinée, la monnaie unique avait trouvé un certain appui dans la déclaration du commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Alumnia, évoquant une révision en hausse de la croissance pour la zone euro le mois prochain. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que l’inflation en Allemagne a continué d’accélérer à 2 % sur un an en août, après 1,8 % en juillet et 1,7 % en juin, tirée par la flambée du brut, et que les commandes à l’industrie en Italie ont augmenté de 6,4 % en juillet en rythme annuel, laissant espérer un certain resserrement de la politique monétaire de la BCE qui creuse davantage l’écart entre les taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique aux dépens du dollar. Cela étant, les investisseurs, qui sont toujours à court d’euros, ont continué de profiter de tout repli des cours de la monnaie unique pour la racheter. C’est ainsi qu’elle est parvenue à se négocier finalement à New York sur un ton toujours ferme à 1,2195 $ contre 1,2185 $ la veille (+0,08 %). Essoufflement des Bourses La Bourse US a été partagée hier malgré les bons chiffres de l’emploi aux États-Unis, Wall Street tombant dans le rouge alors que le Nasdaq profitait des bonnes nouvelles dans le secteur des télécoms. La révision en hausse par Nokia de ses bénéfices pour le 3e trimestre et la réaffirmation par Hewlett-Packard de ses objectifs de résultats pour la même période ont soutenu les équipementiers US de télécoms. Mais les mauvaises perspectives de Procter & Gamble et d’Altria (tabac et alimentation) ont pesé sur les valeurs traditionnelles. Les Bourses européennes ont dans leur ensemble terminé en baisse, plombées par l’attentat contre l’ambassade d’Australie en Indonésie. De plus, l’annonce par CapGemini d’une perte d’exploitation semestrielle inattendue et les craintes sur les chances d’AstraZeneca d’obtenir le feu vert pour commercialiser son nouveau médicament aux États-Unis ont également pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, pratiquement désertée, on a relevé la maigre hausse des actions A de Solidere de 7,36 $ à 7,38 $ dans un marché sans volume. Élie KAHWAGI


L’euro a présenté une grande résistance à la baisse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux malgré les bons chiffres hebdomadaires de l’emploi aux États-Unis (voir par ailleurs). Mais il n’en demeure pas moins que certains opérateurs ont tenté de faire rebondir le billet vert après l’annonce d’une diminution des demandes d’allocations chômage de 44 000 la semaine dernière pour totaliser 319 000 au 4 septembre au lieu de 345 000, comme attendu. Pourtant, d’autres intervenants ont continué de digérer les propos d’Alan Greenspan tenus la veille devant le Congrès sur l’inflation, suggérant que la Fed ne devrait pas relever son principal taux directeur lors de la réunion de son comité de politique monétaire du 21 septembre. Dans l’ensemble, les investisseurs ont finalement...