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Actualités - Opinion

L’hôtel « Saint-Georges », comme avant...

C’était une soirée bénie, une sorte de voyage dans le temps, à l’époque où l’hôtel Saint-Georges était le symbole de l’élégance et du raffinement. Par la magie d’un éclairage subtil, l’hôtel détruit qui attend depuis des lustres le permis de sa reconstruction avait l’air mercredi soir d’être plein de clients, avec des rideaux aux fenêtres et des torches lumineuses brandies par un personnel aussi gracieux que les convives du dîner. Car, pour modifier l’image triste de cet hôtel prestigieux, le dernier du bord de mer à ne pas avoir tourné la page de la guerre, le propriétaire, Fady el-Khoury, avait invité près de 400 personnes au bord de la piscine, éclairée comme pour une fête merveilleuse, pour un dîner de retrouvailles et d’émotion. Parmi les présents, des ambassadeurs, notamment Patrick Renauld et Philippe Lecourtier, des ministres (démissionnaires certes, mais ministres quand même), Abdallah Farhat et Farès Boueiz, des députés, dont l’ancien président de la Chambre Hussein Hussein, ainsi que M. Ali el-Khalil, l’ancien président du Conseil, Sélim Hoss, l’ancien ministre des Finances, Georges Corm. Devant la façade en ruines, les convives ont pu déguster un buffet royal, tout en écoutant le violoniste Jihad Akl. Comme l’a dit M. Khoury, il s’agissait de montrer que le Saint-Georges peut renaître de ses ruines et de rappeler à tous les Libanais son droit à l’accès à la mer. C’était donc un message d’espoir, mais surtout une soirée féerique. S. H.

C’était une soirée bénie, une sorte de voyage dans le temps, à l’époque où l’hôtel Saint-Georges était le symbole de l’élégance et du raffinement. Par la magie d’un éclairage subtil, l’hôtel détruit qui attend depuis des lustres le permis de sa reconstruction avait l’air mercredi soir d’être plein de clients, avec des rideaux aux fenêtres et des torches lumineuses brandies par un personnel aussi gracieux que les convives du dîner. Car, pour modifier l’image triste de cet hôtel prestigieux, le dernier du bord de mer à ne pas avoir tourné la page de la guerre, le propriétaire, Fady el-Khoury, avait invité près de 400 personnes au bord de la piscine, éclairée comme pour une fête merveilleuse, pour un dîner de retrouvailles et d’émotion. Parmi les présents, des ambassadeurs, notamment Patrick...