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Le Milan AC, unique rescapé italien et grand favori

Ultime rescapé italien en Ligue des champions, le Milan AC, champion d’Europe en titre, a fait l’effet d’un rouleau compresseur, un peu long à démarrer, mais diablement efficace face au Sparta Prague (4-1), en 8e de finale retour à San Siro. Après une mise en route qui aura demandé près d’une heure, via une virtuelle élimination sept minutes durant au moment où le score fut de 1-1 (à l’aller, les deux équipes avaient fait 0 à 0), le reste de la rencontre démontra toute la force lombarde, incarnée par Shevchenko, auteur de deux buts (66, 79). Avec une telle démonstration face à une défense tchèque qui le tint longtemps en respect, le Milan AC, déjà sextuple vainqueur de l’épreuve, se pose comme l’un des grands favoris à sa succession, d’autant que trois prétendants sont passés à la trappe (Manchester United, Juventus Turin et Bayern Munich). 84e victoire des Lombards Il ne faut en aucun cas minorer cette qualification face au Sparta, un club certes novice à ce niveau, mais qui, en 1re phase, s’était bien comporté en déplacement (2-2 face à la Lazio Rome, 0-0 contre Chelsea). En tout cas, cette 84e victoire des Lombards en C1 a confirmé l’extrême homogénéité du tenant du titre. Tout d’abord en défense, qui n’a encaissé que quatre buts depuis le début de l’épreuve – dont deux dans un match sans enjeu contre le Celta Vigo – avec le solide duo Nesta-Maldini et les latéraux Cafu et Pancaro, très remuants, chargés d’aller créer le surnombre devant. Malgré le but praguois, imputable à un Nesta pris de vitesse, le reste fut impeccable et les deux latéraux amenèrent les deux premiers buts. Au milieu, si le meneur Kaka fut un peu décevant, malgré une lumineuse ouverture pour Shevchenko sur le 3e but, les défensifs effectuèrent un bon travail, récompensé par le 4e but (Gattuso, 85). « Diktat présidentiel » Mais c’est bien entendu l’attaque qui fit toute la différence. Plutôt discrète en 1re phase (4 buts seulement en six matches), elle avait amené Silvio Berlusconi lui-même à sortir de sa réserve pour demander à Ancelotti de jouer avec deux attaquants. Un « diktat présidentiel » qui a manifestement porté ses fruits... Ainsi Inzaghi a marqué d’une superbe tête décroisée pour ouvrir le score (45+2). « Pippo » a marqué là son 47e but européen et se rapproche ainsi à grands pas du record en la matière, détenu par le mythique Alfredo di Stefano (49). Puis Shevchenko, au moment le plus critique, entra dans la danse pour régler l’affaire, confirmant qu’il était de cette race de joueurs capables de faire basculer un match. Le doublé est à portée de crampons. « Pensons d’abord à vaincre la Juve », a répondu Carlo Ancelotti qui, dimanche, se rend en leader à Turin pour affronter le 3e lors de la 25e journée du championnat. En cas de victoire, les Lombards feraient un pas de plus vers le Scudetto. Et, comme en Ligue des champions, ils ne seront pas nombreux à pouvoir les arrêter.

Ultime rescapé italien en Ligue des champions, le Milan AC, champion d’Europe en titre, a fait l’effet d’un rouleau compresseur, un peu long à démarrer, mais diablement efficace face au Sparta Prague (4-1), en 8e de finale retour à San Siro.
Après une mise en route qui aura demandé près d’une heure, via une virtuelle élimination sept minutes durant au moment où le score fut de 1-1 (à l’aller, les deux équipes avaient fait 0 à 0), le reste de la rencontre démontra toute la force lombarde, incarnée par Shevchenko, auteur de deux buts (66, 79).
Avec une telle démonstration face à une défense tchèque qui le tint longtemps en respect, le Milan AC, déjà sextuple vainqueur de l’épreuve, se pose comme l’un des grands favoris à sa succession, d’autant que trois prétendants sont passés à la trappe...