Rechercher
Rechercher

Actualités

Les enquêteurs hésitent entre l’ETA et el-Qaëda

Le doute s’est installé hier soir entre la piste du terrorisme basque et la piste islamiste dans les attentats à Madrid, le gouvernement espagnol privilégiant la piste de l’ETA tandis qu’un communiqué attribué à el-Qaëda a revendiqué le massacre. Un communiqué attribué à el-Qaëda a revendiqué les attentats commis à Madrid hier et à Istanbul mardi, a affirmé le quotidien en langue arabe al-Qods al-Arabi qui a reçu ce texte, dont l’authenticité ne peut être vérifiée. « L’escadron de la mort (des Brigades Abou Hafs al-Masri) a réussi à pénétrer au cœur des croisés européens et à infliger un coup douloureux à l’un des piliers de l’alliance croisée, l’Espagne », affirme le texte signé des « Brigades Abou Hafs al-Masri/el-Qaëda », en allusion au soutien espagnol à Washington dans le conflit irakien. Le gouvernement espagnol, qui dans un premier temps s’était montré totalement convaincu de la responsabilité de l’ETA au point de qualifier « d’intoxication » ou « d’intolérable » toute allusion à d’autres groupes, a indiqué qu’il analysait ce texte « avec une grande prudence ». Un nouvel indice en fin de journée était déjà venu troubler les certitudes affichées quant à l’ETA : une cassette avec des versets du Coran en arabe et sept détonateurs ont été retrouvés à Alcala de Henares, près de la capitale espagnole, dans une camionnette volée à Madrid. « La piste prioritaire (de l’enquête) reste l’ETA, mais il faut être très prudent et enquêter sur d’autres pistes », avait déclaré le ministre espagnol de l’Intérieur Angel Acebes pendant la conférence de presse au cours de laquelle il a révélé ce nouvel indice. La ville d’Alcala de Henares (35 km à l’ouest de Madrid) est le point de départ des quatre trains visés par la série d’attentats commis hier à Madrid, où la camionnette avait été volée le 28 février. M. Acebes a indiqué que la cassette audio « ne comportait aucune menace » et était analogue à celles « utilisées habituellement pour l’enseignement du Coran ». Il a insinué qu’il pouvait aussi s’agir d’une manœuvre d’intoxication « pour provoquer la confusion ». Le ministre a précisé que la série d’attentats avait été perpétrée avec douze sacs à dos remplis chacun de huit à dix kilos d’explosifs. « Nous sommes donc en train de parler de plus de 100 kilos d’explosifs qui ont un composant de dynamite, qui est celui habituellement utilisé par l’ETA », a-t-il précisé. « Nous savons que c’est de la dynamite, mais nous ne savons pas quelle était la marque » parce que toute la charge explosive a été détruite dans les déflagrations, a-t-il ajouté, faisant référence à la dynamite industrielle titadyn volée à deux reprises en France par l’ETA. À Washington, un responsable américain, sous le couvert de l’anonymat, a affirmé qu’il existait « des caractéristiques de l’ETA comme d’el-Qaëda dans ces attentats ». « Plusieurs attentats rapprochés, c’est la marque d’el-Qaëda. Mais l’ETA est connue pour avoir visé des trains et des endroits fréquentés par des touristes », a-t-il expliqué avant d’ajouter : « À ce stade, nous n’excluons aucune piste. »

Le doute s’est installé hier soir entre la piste du terrorisme basque et la piste islamiste dans les attentats à Madrid, le gouvernement espagnol privilégiant la piste de l’ETA tandis qu’un communiqué attribué à el-Qaëda a revendiqué le massacre.
Un communiqué attribué à el-Qaëda a revendiqué les attentats commis à Madrid hier et à Istanbul mardi, a affirmé le quotidien en langue arabe al-Qods al-Arabi qui a reçu ce texte, dont l’authenticité ne peut être vérifiée.
« L’escadron de la mort (des Brigades Abou Hafs al-Masri) a réussi à pénétrer au cœur des croisés européens et à infliger un coup douloureux à l’un des piliers de l’alliance croisée, l’Espagne », affirme le texte signé des « Brigades Abou Hafs al-Masri/el-Qaëda », en allusion au soutien espagnol à Washington dans le...