Rechercher
Rechercher

Actualités

EXPOSITION L’art moderne mexicain, vedette de Lille 2004 (photo)

Du muralisme de Diego Rivera aux inspirations surréalistes de Frida Kahlo, l’art moderne mexicain s’est nourri d’influences européennes qu’une des plus ambitieuses expositions jamais organisées sur le sujet retrace à Villeneuve-d’Ascq (Nord de la France) à partir d’aujourd’hui, samedi 4 septembre. Entre la révolution mexicaine de 1910 et «La Ruptura», un demi-siècle plus tard, en réaction au muralisme qu’elle a engendré, l’exposition «Mexique-Europe, allers-retours, 1910-1960» présente près de 300 peintures et fresques de 74 artistes jusqu’au 5 janvier 2005. La totalité du musée d’art moderne de Villeneuve-d’Ascq a été consacrée à cette exposition qui attend 200000 visiteurs et qui constitue le temps fort de la troisième saison de Lille 2004, capitale européenne de la culture. Près des deux tiers des peintures, fresques et gravures présentées proviennent du Mexique, la plupart n’ayant jamais été exposées en France. Parmi elles, certaines œuvres de David Alfaro Siqueiros ou de Carlos Merida. Plusieurs de ses huiles sont présentées aux côtés de celles du peintre italien Amedeo Modigliani, dont il était l’ami. «Il y a eu un temps de formation en Europe pour les artistes mexicains et pour les artistes et intellectuels européens, le Mexique est une terre de rêve», explique Joëlle Pijaudier-Cabot, conservatrice en chef du musée. En 1907, le peintre Diego Rivera part en Espagne et en France parfaire sa formation. Repéré par Picasso, «il bascule vers le cubisme» avant de rentrer au Mexique en 1921 où il sera «l’un des grands piliers du muralisme naissant», raconte Serge Fauchereau, commissaire de l’exposition. André Breton, Frida Kahlo, Trotski Caractérisé par de grandes fresques sur les bâtiments, dont plusieurs sont présentées à l’exposition, le muralisme répond à la demande du gouvernement révolutionnaire d’un art national et accessible à tous. Ce mouvement essaime aux États-Unis: en 1931, John Rockfeller demande à Rivera une fresque pour le centre qu’il fait construire à New York. L’artiste peint la tête de Lénine sur le mur. Crime de lèse-capitalisme pour le milliardaire américain, qui fait détruire l’œuvre. Cela n’empêchera pas des artistes comme Jackson Pollock ou Ben Shahn de se prévaloir de l’influence de Rivera et Siqueiros. Le surréalisme lui aussi est marqué par les influences croisées avec le Vieux Continent. Deux ans après le dramaturge Antonin Artaud, le chantre du mouvement André Breton part au Mexique rencontrer Léon Trotski, chassé d’Urss. Pendant les trois mois de son séjour, il s’installe chez Frida Kahlo, dont une dizaine de toiles, dont des autoportraits, sont présentées à Villeneuve-d’Ascq. L’exposition fait également des incursions dans d’autres domaines artistiques comme la littérature, la sculpture ou la photographie, notamment représentée en 1934 par le voyage mexicain d’Henri Cartier-Bresson.
Du muralisme de Diego Rivera aux inspirations surréalistes de Frida Kahlo, l’art moderne mexicain s’est nourri d’influences européennes qu’une des plus ambitieuses expositions jamais organisées sur le sujet retrace à Villeneuve-d’Ascq (Nord de la France) à partir d’aujourd’hui, samedi 4 septembre.
Entre la révolution mexicaine de 1910 et «La Ruptura», un demi-siècle plus tard, en réaction au muralisme qu’elle a engendré, l’exposition «Mexique-Europe, allers-retours, 1910-1960» présente près de 300 peintures et fresques de 74 artistes jusqu’au 5 janvier 2005.
La totalité du musée d’art moderne de Villeneuve-d’Ascq a été consacrée à cette exposition qui attend 200000 visiteurs et qui constitue le temps fort de la troisième saison de Lille 2004, capitale européenne de la culture.
Près...