Ex-Yougoslavie
Milosevic nie les crimes
que lui reproche le TPI
le 02 septembre 2004 à 00h00
L’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, accusé d’être un des principaux responsables des trois conflits qui ont fait plus de 200 000 morts dans les Balkans : la Croatie (1991-1995), la Bosnie-Herzégovine (1992-1995) et le Kosovo (1998-1999), est apparu combatif hier en présentant sa défense devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, en niant les crimes dont il est accusé.
La cour s’est penchée, lors de l’audience d’hier, sur la santé de l’accusé, qu’il utilise pour faire « obstruction » par une prise de médicaments fantaisiste, selon l’accusation s’appuyant sur des rapports médicaux. M. Milosevic, 63 ans, a réclamé une contre-expertise, trouvant « suspect » un médecin venu « de Belgique, le siège de l’Otan ».
Lors de sa défense, l’ancien président a lancé au tribunal : « Vous parlez de crimes que nous (les Serbes et lui-même) n’avons pas commis, vous les expliquez par des projets que nous n’avons pas eus », a déclaré M. Milosevic, en ajoutant que « cet acte d’accusation est une addition de mensonges sans scrupules et de manipulations », et de finir en qualifiant le massacre de Serbenica de « mythe » sur lequel la lumière sera faite.
La cour a examiné ensuite la question de l’éventuelle affectation d’un avocat de la défense, ce que M. Milosevic a toujours refusé, malgré l’insistance du procureur Carla Del Ponte.
L’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, accusé d’être un des principaux responsables des trois conflits qui ont fait plus de 200 000 morts dans les Balkans : la Croatie (1991-1995), la Bosnie-Herzégovine (1992-1995) et le Kosovo (1998-1999), est apparu combatif hier en présentant sa défense devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, en niant les crimes dont il est accusé.
La cour s’est penchée, lors de l’audience d’hier, sur la santé de l’accusé, qu’il utilise pour faire « obstruction » par une prise de médicaments fantaisiste, selon l’accusation s’appuyant sur des rapports médicaux. M. Milosevic, 63 ans, a réclamé une contre-expertise, trouvant « suspect » un médecin venu « de Belgique, le siège de l’Otan ».
Lors de sa défense, l’ancien président a...
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