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Soudan Khartoum rejette l’ultimatum de l’Onu sur le Darfour

Le Soudan a rejeté l’ultimatum de l’Onu et retenait son souffle à cinq jours de l’expiration du délai qui lui a été fixé, sous peine de sanctions, pour rétablir la sécurité au Darfour, déchiré par la guerre civile et une crise humanitaire. Interrogé pour savoir si le Soudan comptait respecter l’ultimatum du Conseil de sécurité, qui expire le 30 août, le ministre de l’Agriculture Majzoub al-Khalifa, président de la délégation soudanaise aux négociations d’Abuja avec les rebelles du Darfour, a répondu: « Absolument pas. Cela n’a jamais traversé ni nos esprits ni nos cœurs. » Selon le New York Times, les États-Unis ont achevé un rapport préliminaire, basé sur quelque 250 interviews de réfugiés du Darfour par des enquêteurs américains au Tchad voisin, dénonçant des « atrocités persistantes et largement répandues » contre la population locale de la part des milices progouvernementales. Le représentant de l’Onu à Khartoum, Jan Pronk, a pour sa part affirmé que la « situation ne s’améliore pas » au Darfour et que l’Onu « n’attendait pas de promesses, mais leur application concrète ». M. Pronk doit fournir au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, les éléments du rapport que ce dernier doit présenter la semaine prochaine au Conseil de sécurité. Des négociations laborieuses ont repris à Abuja entre Khartoum, d’une part, et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) et l’Armée de libération du Soudan (SLA), d’autre part, mais les protagonistes ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur le menu des pourparlers. Khartoum souhaite le cantonnement des groupes armés rebelles dans des zones précises, ce qui, selon lui, faciliterait le désarmement des milices progouvernementales. Mais les rebelles refusent le cantonnement. « Les janjawids restent le groupe armé le plus dangereux et le plus important parmi les groupes armés du Darfour », a dit Jan Pronk, en pressant le gouvernement soudanais de « profiter des quelques jours qui restent avant l’expiration du délai de l’Onu pour rétablir la sécurité » au Darfour. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheith s’est entretenu à l’occasion d’une escale à Khartoum avec son homologue soudanais Mostafa Osman Ismaïl. Il a affirmé que les « Soudanais étaient optimistes, mais qu’ils attendaient avec prudence (le verdict de l’Onu) et une détente » dans la crise du Darfour, rappelant que l’Égypte souhaitait que « plus de temps » soit donné à Khartoum. Le Nigeria a de son côté confirmé le déploiement imminent de 150 soldats dans la province occidentale soudanaise en guerre, dans le cadre de la force de protection des observateurs du cessez-le-feu.

Le Soudan a rejeté l’ultimatum de l’Onu et retenait son souffle à cinq jours de l’expiration du délai qui lui a été fixé, sous peine de sanctions, pour rétablir la sécurité au Darfour, déchiré par la guerre civile et une crise humanitaire.
Interrogé pour savoir si le Soudan comptait respecter l’ultimatum du Conseil de sécurité, qui expire le 30 août, le ministre de l’Agriculture Majzoub al-Khalifa, président de la délégation soudanaise aux négociations d’Abuja avec les rebelles du Darfour, a répondu: « Absolument pas. Cela n’a jamais traversé ni nos esprits ni nos cœurs. »
Selon le New York Times, les États-Unis ont achevé un rapport préliminaire, basé sur quelque 250 interviews de réfugiés du Darfour par des enquêteurs américains au Tchad voisin, dénonçant des « atrocités...