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Les miliciens de l’Armée du mehdi dans une situation désespérée

Les miliciens loyaux au chef radical chiite Moqtada Sadr étaient hier dans une situation désespérée dans le mausolée de l’imam Ali à Najaf face à la puissance de feu de l’armée américaine qui les a pris en tenaille. « Il s’agit de la situation la plus dangereuse que j’aie eu à affronter jusqu’à présent. Les combattants ne peuvent plus quitter leurs positions. Ils sont acculés », raconte Moussa, 21 ans. Il vient de traverser la ligne de front, au péril de sa vie, pour rejoindre le mausolée dont les portes sont désormais closes. Des blindés américains ont pris en tenaille les combattants retranchés dans l’enceinte du mausolée alors que toutes les entrées de l’édifice étaient sous le feu des tireurs d’élite. « Moi j’ai pris le risque de passer parce que je voulais venir prier. Peu m’importe d’être abattu par un tireur d’élite car je serais tombé en martyr », ajoute Moussa. Un autre milicien, Ahmed, continue à croire que l’Armée du mehdi, milice de M. Sadr, « gagnera cette bataille ». « C’est vrai que l’armée américaine essaie de nous encercler, mais nos combattants ont infligé des pertes à l’ennemi », affirme-t-il. Trois combattants portant un de leurs camarades blessé à la poitrine racontent leur enfer. « La nuit dernière, nous avons été complètement encerclés par les Américains. Moi et deux autres, nous avons laissé le groupe de combattants qui ne pouvaient plus bouger », raconte Hassan. « On ne peut plus tirer maintenant car si on le fait, ils nous bombardent par avion et détruisent tout », ajoute cet homme qui est allongé sur le sol devant la clinique, totalement épuisé. Des personnes lui retirent sa cartouchière, lui nettoient les pieds et lui rafraîchissent le visage. Il a marché un kilomètre à travers les ruelles pour arriver au mausolée. Les médecins à l’intérieur du mausolée lancent un appel désespéré au ministre irakien de la Santé pour obtenir des secours et du matériel médical. Selon eux, au moins 30 personnes, grièvement blessées, risquent de mourir si elles ne sont pas évacuées immédiatement de la clinique de fortune. Dans le mausolée, se trouvent peu de combattants. Les « boucliers humains », venus soutenir par la prière l’Armée du mehdi, commencent à s’inquiéter. « J’espère qu’une solidarité internationale va se constituer comme cela s’est fait avec la basilique chrétienne de Bethléem », en 2002, affirme Mohammed al-Batat, 30 ans.

Les miliciens loyaux au chef radical chiite Moqtada Sadr étaient hier dans une situation désespérée dans le mausolée de l’imam Ali à Najaf face à la puissance de feu de l’armée américaine qui les a pris en tenaille. « Il s’agit de la situation la plus dangereuse que j’aie eu à affronter jusqu’à présent. Les combattants ne peuvent plus quitter leurs positions. Ils sont acculés », raconte Moussa, 21 ans. Il vient de traverser la ligne de front, au péril de sa vie, pour rejoindre le mausolée dont les portes sont désormais closes. Des blindés américains ont pris en tenaille les combattants retranchés dans l’enceinte du mausolée alors que toutes les entrées de l’édifice étaient sous le feu des tireurs d’élite. « Moi j’ai pris le risque de passer parce que je voulais venir prier. Peu m’importe...