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BANQUES CENTRALES Greenspan et Trichet sereins face à la flambée du brut

Les deux grands banquiers centraux, l’Américain Alan Greenspan et l’Européen Jean-Claude Trichet, ont placé leur rentrée sous le signe de l’apaisement, en cherchant à relativiser les risques posés par la flambée du pétrole sur les perspectives de croissance. Le président de la Banque centrale européenne, interrogé hier sur la radio française RTL, a souligné qu’il n’avait aucune raison pour l’instant de réviser en baisse ses prévisions de croissance de la zone euro. « Le prix du pétrole plus élevé n’est pas bon pour la croissance et pour la hausse des prix », a reconnu M. Trichet. Néanmoins, « nous ne sommes ni en 1974 ni au début 80, quand on a connu de grands chocs pétroliers », a-t-il tempéré. « Les hausses de prix qu’on observe sont de moindre importance, et nous sommes beaucoup mieux protégés contre les hausses des prix des produits pétroliers. » Le banquier central s’est en outre dit « confiant dans la capacité des prix à redescendre l’année prochaine en-dessous de 2 % (d’inflation en rythme annuel) ». Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan s’est également employé à relativiser l’impact de cette flambée. « Au cours de l’année passée, la reprise économique mondiale est devenue à la fois plus forte et plus durable », a-t-il assuré, dans une lettre publiée en réponse à des questions soumises par le Sénat américain. « La croissance s’est renforcée dans toutes les grandes régions par rapport à la performance faible du premier semestre 2003, et les récents indicateurs suggèrent que les économies des autres pays continuent à présenter une performance favorable », a-t-il ajouté. Seul bémol : au Japon, une ascension durable des cours du brut « pourrait constituer une entrave significative à l’activité économique », a concédé M. Greenspan.

Les deux grands banquiers centraux, l’Américain Alan Greenspan et l’Européen Jean-Claude Trichet, ont placé leur rentrée sous le signe de l’apaisement, en cherchant à relativiser les risques posés par la flambée du pétrole sur les perspectives de croissance.
Le président de la Banque centrale européenne, interrogé hier sur la radio française RTL, a souligné qu’il n’avait aucune raison pour l’instant de réviser en baisse ses prévisions de croissance de la zone euro.
« Le prix du pétrole plus élevé n’est pas bon pour la croissance et pour la hausse des prix », a reconnu M. Trichet. Néanmoins, « nous ne sommes ni en 1974 ni au début 80, quand on a connu de grands chocs pétroliers », a-t-il tempéré. « Les hausses de prix qu’on observe sont de moindre importance, et nous sommes beaucoup mieux...