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Actualités - Chronologie

Chine Le centenaire de Deng Xiaoping ou le capitalisme triomphant (photo)

La Chine fête demain le 100e anniversaire de la naissance de Deng Xiaoping, l’homme qui a réussi l’exploit de faire basculer le pays le plus peuplé du monde dans le capitalisme triomphant tout en sauvant le régime communiste au moment où il s’effondrait ailleurs. En écoutant le « petit timonier » lancer son célèbre « Il est glorieux de s’enrichir ! » à peine le pays remis de la folie de la Révolution culturelle et des délires maoïstes, peu de Chinois auraient parié que leur pays susciterait l’admiration, la convoitise d’une grande partie de la planète vingt ans plus tard. Pour le sinologue français Jean-Pierre Cabestan, les principaux succès de feu le patriarche sont d’abord « l’enterrement du maoïsme, l’ouverture sur l’extérieur ainsi que le lancement des réformes économiques et la relance de ces réformes en 1992 ». C’est un euphémisme de dire que la Chine de 2004 ne ressemble plus à celle que Deng avait commencé à transformer au début des années 80 en instaurant son « socialisme aux caractéristiques chinoises », idéologie qui a perduré après la disparition de Deng en 1997 à l’âge de 92 ans. Le libéralisme économique vit avec le régime du parti unique un concubinage connu chez les universitaires sous le nom de « Capitalisme léniniste ». Deng, l’ancien combattant communiste et amateur de croissants chauds français, a sans doute sauvé le régime en 1989 en ordonnant les massacres de Tiananmen au nom de la stabilité économique et de la continuité politique. « La vision de Deng était de faire de la Chine un grand pays en développement, puissant, prospère, mais tenu par un régime autoritaire », souligne Jean-Pierre Cabestan. « Il faisait partie des dirigeants qui pensent qu’un bain de sang est une garantie de stabilité », ajoute le sinologue. Quinze ans après la répression, cent ans après la naissance de Deng, le régime est toujours aussi opaque, impitoyable. La démocratie est invisible, et la liberté d’expression bafouée. Socialement, le bilan est loin d’être positif. Le chef de l’État et du parti, Hu Jintao, a évidemment voulu être le premier à exploiter l’anniversaire. « Aujourd’hui, le meilleur moyen pour commémorer le camarade Xiaoping est de continuer à servir la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises qu’il a initiée », a-t-il déclaré en inaugurant une statue de Deng dans sa ville natale de Guang’an, au Sichuan.
La Chine fête demain le 100e anniversaire de la naissance de Deng Xiaoping, l’homme qui a réussi l’exploit de faire basculer le pays le plus peuplé du monde dans le capitalisme triomphant tout en sauvant le régime communiste au moment où il s’effondrait ailleurs.
En écoutant le « petit timonier » lancer son célèbre « Il est glorieux de s’enrichir ! » à peine le pays remis de la folie de la Révolution culturelle et des délires maoïstes, peu de Chinois auraient parié que leur pays susciterait l’admiration, la convoitise d’une grande partie de la planète vingt ans plus tard.
Pour le sinologue français Jean-Pierre Cabestan, les principaux succès de feu le patriarche sont d’abord « l’enterrement du maoïsme, l’ouverture sur l’extérieur ainsi que le lancement des réformes économiques et la relance...