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Actualités - Analyse

Marché de l’immobilier Hypermarchés, la course contre la montre

Assurément, les Beyrouthins restent encore très attachés à leur épicier, à leur vendeur de légumes et à leur boucher de quartier. Cependant, la grande distribution tend à modifier le paysage commercial et les pratiques de consommation. Elle ne cesse de gagner du terrain face aux petites structures indépendantes de proximité. Aujourd’hui, la grande distribution moderne représente, selon les estimations, 30 à 35 % des ventes au Liban. Le Grand Beyrouth compte 17 grandes surfaces alimentaires (plus de 2 000 m2). Elles représentent une surface totale de vente d’environ 69 000 m2. Parmi ces établissements, sept que nous définissons comme de véritables hypermarchés ont une superficie supérieure à 4000 m2 et totalisent 61 % de la surface totale de vente. À l’avenir, trois nouvelles enseignes doivent s’implanter dans la capitale : le saoudien Farm Stores (8 000 m2) à Chiyah, les français Géant (11000 m2) à Nahr el-Mott et Carrefour (15 000 m2) à Dbayeh. Elles feront partie d’une nouvelle génération d’hypermarchés intégrés à d’imposants centres commerciaux. Si certaines enseignes s’inscrivent davantage dans une logique de fidélisation du client en multipliant les enseignes de proximité dans les quartiers résidentiels, d’autres conservent une stratégie de conquête à la recherche des dernières opportunités immobilières pour s’implanter avec des surfaces de plus en plus grandes (de 8 000 m2 à plus de 10 000 m2). La compétition bat son plein entre les enseignes locales et internationales. Il ne s’agit plus uniquement d’une bataille sur les prix, sur la diversité des produits et sur la qualité du service, mais également d’une guerre de positions. En analysant la répartition géographique de la grande distribution à Beyrouth, nous constatons que les dernières opportunités territoriales se font de plus en plus rares. Jnah (Monoprix et Spinneys), Achrafieh (Monoprix, Spinneys, St-Élie et Le Charcutier Aoun) et le littoral nord, de Dora à Dbayeh (Spinneys, Co-op, St Élie et bientôt Géant et Carrefour) sont déjà bien équipés. Hazmieh représente un site intéressant. Le long de la route de Damas, cette région est capable de desservir toute la proche banlieue est de la ville. Cependant, Spinneys compte y ouvrir son sixième point de vente, et une grande enseigne française vient de trouver une vaste parcelle pour y implanter également un hypermarché. Dans ces conditions, la principale question des distributeurs est : quels sont les derniers sites à exploiter ? Le long de l’autoroute du sud, à proximité des régions résidentielles denses, comme Aramoun, et des villages du littoral de Doha à Damour, Khaldé serait, à notre avis, un site idéal. Une grande surface intégrée à une importante galerie marchande et des espaces de divertissements (cinémas, restaurants et espaces de jeux) pourrait devenir une importante destination commerciale dans cette région peu exploitée. La plaine de Hadeth, le carrefour du Musée, le quartier Verdun et la région de Beit-Méry-Broummana peuvent être également des sites potentiels. En coopération avec :RAMCO

Assurément, les Beyrouthins restent encore très attachés à leur épicier, à leur vendeur de légumes et à leur boucher de quartier. Cependant, la grande distribution tend à modifier le paysage commercial et les pratiques de consommation. Elle ne cesse de gagner du terrain face aux petites structures indépendantes de proximité. Aujourd’hui, la grande distribution moderne représente, selon les estimations, 30 à 35 % des ventes au Liban.
Le Grand Beyrouth compte 17 grandes surfaces alimentaires (plus de 2 000 m2). Elles représentent une surface totale de vente d’environ 69 000 m2. Parmi ces établissements, sept que nous définissons comme de véritables hypermarchés ont une superficie supérieure à 4000 m2 et totalisent 61 % de la surface totale de vente. À l’avenir, trois nouvelles enseignes doivent s’implanter...