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Basket-ball : les États-Unis doivent retenir la leçon

L’équipe des États-Unis de basket-ball, une « Dream Team » au rabais assommée par Porto Rico (92-73) ce week-end aux Jeux olympiques d’Athènes, s’exposera à une autre belle gifle mardi face à la Grèce, dans un contexte hostile, si elle ne retrouve pas le droit chemin de ses glorieuses aînées. Les Américains ont déjà eu un petit goût de l’enfer qui peut les attendre mardi. Sitôt fini le match contre Porto Rico, après les congratulations de rigueur et une courte prière commune entre Américains et Portoricains, le Palais des sports de Helliniko s’est subitement mis à gronder. Les « Hellas, Hellas » que hurlait la foule ont fait trembler les murs. Place à Grèce-Australie ! Aujourd’hui, ce sera pire, un vrai chaudron bouillonnant. Parce que la Grèce a gagné son premier match (76-54) et parce qu’il y aura en face la « Dream Team », ou ce qu’il en reste, que personne ne respecte plus, même le petit Porto Rico, État « cousin » des États-Unis et peuplé de seulement de quatre millions d’habitants. Il faudra alors aux Américains une sacrée force de caractère et une maîtrise collective totale, exactement ce qui leur a manqué ce week-end, pour supporter cette atmosphère intimidante qu’ils ne retrouveront peut-être jamais dans une arène de NBA (championnat professionnel nord-américain), aussi grande soit-elle. Trop symbolique « Nous devons nous inspirer du “fighting spirit” de Porto Rico, s’en servir comme d’une expérience et arrêter de commettre des erreurs stupides si nous voulons viser l’or ». Le cocapitaine Allen Iverson a beau sonner le rappel des troupes, le doute s’est sûrement déjà instillé dans les têtes. À moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’une incapacité à appréhender l’évènement, à comprendre l’enjeu olympique, trop pur et trop symbolique pour des multimillionaires de moins de 25 ans qui évoluent dans le plus spectaculaire et le plus divertissant championnat du monde. « Nous en avions pourtant parlé, concédait, dépité, Larry Brown après la première défaite olympique d’une Dream Team, terme qui qualifie vraiment mal l’assemblage de joueurs de NBA qui a joué dimanche. On avait parlé de respect que l’on doit à l’adversaire, de la progression des autres équipes et de leur fierté à défendre leurs couleurs. » Alors Larry Brown doit encore répéter ce qu’il rabâche depuis que la préparation des États-Unis a débuté. « Nous n’avons pas une “Dream Team”. La “Dream Team”, c’était en 1992. » S’il est acquis pour tous désormais que les États-Unis 2004 ne sont pas une formation de rêve, il leur reste à prouver qu’ils sont une équipe tout court, et donc à retrouver un collectif en perdition. Sinon, les vedettes américaines logées sous très haute surveillance sur le paquebot Queen Mary 2, au mouillage dans le port du Pirée, pourrait larguer les amarres beaucoup plus tôt que prévu, direction les États-Unis. Sous les lazzis du monde entier.

L’équipe des États-Unis de basket-ball, une « Dream Team » au rabais assommée par Porto Rico (92-73) ce week-end aux Jeux olympiques d’Athènes, s’exposera à une autre belle gifle mardi face à la Grèce, dans un contexte hostile, si elle ne retrouve pas le droit chemin de ses glorieuses aînées.
Les Américains ont déjà eu un petit goût de l’enfer qui peut les attendre mardi. Sitôt fini le match contre Porto Rico, après les congratulations de rigueur et une courte prière commune entre Américains et Portoricains, le Palais des sports de Helliniko s’est subitement mis à gronder.
Les « Hellas, Hellas » que hurlait la foule ont fait trembler les murs. Place à Grèce-Australie ! Aujourd’hui, ce sera pire, un vrai chaudron bouillonnant. Parce que la Grèce a gagné son premier match (76-54) et parce qu’il y...