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Actualités - Chronologie

FESTIVAL Stars, strass et stress au rendez-vous de Cannes (photo)

Stars, strass et stress seront au rendez-vous au Festival de Cannes, le plus grand rendez-vous du cinéma mondial, qui s’ouvre mercredi avec une « fiesta » espagnole et attend dans la fièvre Brad Pitt, Tom Hanks ou Cameron Diaz, et avec une certaine crainte des intermittents, ces artistes en colère. Pour cette 57e édition, la Croisette s’apprête à accueillir quelques grosses pointures de Hollywood à l’affiche de Blockbusters comme le péplum Troie et Shrek 2, et ces « intermittents » en colère (un mot nouveau pour artiste précaire que les étrangers vont découvrir), qui risquent de leur ravir la vedette en protestant contre la réforme de leur régime d’assurance-chômage. La mauvaise éducation de l’Espagnol Pedro Almodovar, hors compétition, lance mercredi soir le marathon de douze jours après une cérémonie d’ouverture dont la maîtresse de cérémonie est l’Italienne Laura Morante. L’enfant terrible du cinéma américain, Quentin Tarantino, succède à Patrice Chéreau dans le fauteuil de président du jury. Entouré notamment des actrices Emmanuelle Béart et Kathleen Turner, il aura pour mission de choisir la Palme d’or parmi 18 candidats, dix ans après l’avoir lui-même obtenue pour Pulp Fiction. Le directeur artistique du festival, Thierry Frémaux, dont c’est la première sélection en solo, a promis « un cinéma plaisir, un cinéma festif, un cinéma découverte », sous le sceau de la diversité et du foisonnement. On retrouvera sur la Croisette des habitués comme les frères Coen avec Ladykillers qui amène pour la première fois à Cannes Tom Hanks, le Serbe Emir Kusturica, en lice pour une troisième Palme d’or, et des nouveaux comme l’Argentine Lucrecia Martel ou le benjamin autrichien Hans Weingartner, sous drapeau allemand. S’il n’y a pas de « film-scandale » comme Irréversible ou Brown Bunny, le documentaire du trublion américain Michael Moore, Fahrenheit 9/11, qui dénonce la politique du président américain George Bush avant et après les attentats du 11 septembre, suscite déjà la polémique aux États-Unis. Disney a interdit à sa filiale Miramax de distribuer ce documentaire. Loin des anathèmes et des rivalités de chapelles, le festival s’ouvre cette année à tous les genres, la comédie avec l’ogre pétomane Shrek, le manga japonais avec Innocence, le film d’horreur et de zombies avec L’armée des morts, le polar avec Breaking News, les arts martiaux avec Les poignards volants ou le « road-movie » à travers l’Amérique latine en compagnie du jeune Che Guvera dans Carnets de voyage. Le jeune acteur mexicain Gael Garcia Bernal, qui interprète cette icône de la révolution et est aussi à l’affiche du film de Pedro Almodovar, s’annonce comme la coqueluche de la Croisette. Si l’Asie et l’Amérique latine sont très présentes en sélection officielle, avec des films d’auteurs, Variety, la « bible » de l’industrie, proclame en une « Passez le pop corn » (en français), « Cannes est devenu le tremplin de lancement global de Hollywood ». « C’est un bazar médiatique carnavalesque où des stars américaines partagent l’affiche avec des cinéastes ésotériques », écrit l’influent journal professionnel. Le Festival de Cannes, c’est aussi les sections parallèles de la Quinzaine des réalisateurs et de la Semaine internationale de la critique et le Marché du film avec quelque 1400 projections prévues, qui draine vendeurs et acheteurs du monde entier. Et ce sont les fêtes privées tous les soirs et, pour le public, les projections en plein air sur la plage ou la célèbre montée des marches où sont attendus la Sud-Africaine Charlize Theron, Oscar de la meilleure actrice, la Chinoise Gong Li, l’Américaine Uma Thurman, l’Australienne Naomi Watts, l’Espagnole Penelope Cruz, les Français Sophie Marceau, Béatrice Dalle, Alain Chabat et Eddie Murphy, pour la première fois.
Stars, strass et stress seront au rendez-vous au Festival de Cannes, le plus grand rendez-vous du cinéma mondial, qui s’ouvre mercredi avec une « fiesta » espagnole et attend dans la fièvre Brad Pitt, Tom Hanks ou Cameron Diaz, et avec une certaine crainte des intermittents, ces artistes en colère.
Pour cette 57e édition, la Croisette s’apprête à accueillir quelques grosses pointures de Hollywood à l’affiche de Blockbusters comme le péplum Troie et Shrek 2, et ces « intermittents » en colère (un mot nouveau pour artiste précaire que les étrangers vont découvrir), qui risquent de leur ravir la vedette en protestant contre la réforme de leur régime d’assurance-chômage.
La mauvaise éducation de l’Espagnol Pedro Almodovar, hors compétition, lance mercredi soir le marathon de douze jours après une cérémonie...