À suivre cette semaine
Le prix du baril de pétrole
le 10 mai 2004 à 00h00
Par l’équipe des marchés de FFA
Vendredi dernier, le prix du baril de pétrole (Light Crude) à New York a finalement atteint le niveau de 40 dollars, soit son plus haut niveau depuis la première guerre du Golfe il y a treize ans. D’une manière générale, la hausse du prix du pétrole semble s’inscrire dans la durée tant ses causes sont profondes et durables. D’une part, les économies émergentes d’Asie (en particulier la Chine et l’Inde) et du Moyen-Orient connaissent une croissance de leur consommation très forte, parallèle à leur croissance démographique et économique. Contrairement aux économies développées, cette croissance est très gourmande en produits pétroliers, ces économies faisant preuve d’une maturité moindre en matière de contrôle de la dépense énergétique (économies d’énergie et énergies de substitution). D’autre part, l’offre semble de moins en moins capable d’absorber les augmentations de la demande, cette baisse de la flexibilité étant due essentiellement à la hausse du taux d’utilisation des capacités de production, que ce soit de la part des membres de l’Opep ou des non-membres.
Néanmoins, de nombreux analystes s’interrogent sur la forte hausse observée ces dernières semaines, dont la cause serait plus psychologique que fondamentale, en particulier après les attentats en Arabie saoudite qui ont accru les craintes de perturbation au niveau des exportations de ce dernier pays. Si ces craintes venaient à s’estomper, le marché pourrait corriger brutalement les derniers excès et retrouver des niveaux plus proches de 35 dollars le baril.
Il en irait de même pour le gaz naturel qui a accompagné la hausse du pétrole alors que les conditions de marché restent différentes, en particulier l’existence aux États-Unis de stocks supérieurs de 50 % aux niveaux de l’an dernier. L’argument que le gaz naturel peut servir de produit de substitution aux produits pétroliers, ce qui expliquerait ce parallélisme, n’est vrai que pour les centrales thermiques. Mais ce qui inquiète particulièrement les marchés – et les consommateurs –, c’est le prix de l’essence à la pompe. La gazoline traitée sur le Chicago Mercantile Exchange a atteint son plus haut niveau depuis que le contrat Future a commencé à être traité en 1984. Outre la hausse du pétrole, cela est dû au fait que les capacités des raffineries ne semblent pas suivre la demande. Et les mois qui viennent – l’été – aux États-Unis sont traditionnellement ceux où la consommation est la plus forte. Phénomène sans doute accru par le fait que de plus en plus d’Américains privilégient l’automobile au détriment de l’avion pour leur départ en vacances.
* Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Vendredi dernier, le prix du baril de pétrole (Light Crude) à New York a finalement atteint le niveau de 40 dollars, soit son plus haut niveau depuis la première guerre du Golfe il y a treize ans. D’une manière générale, la hausse du prix du pétrole semble s’inscrire dans la durée tant ses causes sont profondes et durables. D’une part, les économies émergentes d’Asie (en particulier la Chine et l’Inde) et du Moyen-Orient connaissent une croissance de leur consommation très forte, parallèle à leur croissance démographique et économique. Contrairement aux économies développées, cette croissance est très gourmande en produits pétroliers, ces économies faisant preuve d’une maturité moindre en matière de contrôle de la dépense énergétique (économies d’énergie...
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