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Actualités - Chronologie

Archéologie La passion de l’égyptologue Auguste Mariette exposée à Boulogne-sur-Mer

Il a découvert le sérapéum de Saqqarah et fondé le premier musée du Caire : une exposition rend hommage à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à Auguste Mariette, égyptologue autodidacte et successeur de Champollion. Organisée à partir d’aujourd’hui, 10 mai, et jusqu’au 30 août dans le château-musée de sa ville d’origine, dans le cadre de la célébration de Lille 2004, capitale européenne de la culture, l’exposition « Des dieux, des tombeaux, un savant : sur les pas de Mariette Pacha » présente quelque 250 œuvres représentatives des découvertes d’Auguste Mariette et de la civilisation égyptienne. Empruntant notamment aux collections des musées du Caire, du Louvre et du British Museum, l’exposition présente au fil du Nil, de l’île d’Éléphantine à hauteur d’Assouan aux ruines de la cité de Tanis, dans le delta du fleuve, les découvertes de Mariette et de ses équipes. Dans chaque salle, des photographies du 19e siècle de ces sites sont projetées. Des pièces majeures comme les bustes d’Akhenaton et de Ramsès II, retrouvés à Karnak et Tanis, côtoient la reconstitution dans son intégralité de la paroi peinte d’un mastaba montrant les oies de Meïdoum. Le visiteur est accueilli par la momie du musée de Boulogne, celle par qui Mariette, professeur de dessin né en 1821 à Boulogne-sur-Mer, disait être « entré dans l’Égypte », explique Marc Desti, commissaire de l’exposition. Grand découvreur Mariette attise sa passion pour le royaume des pharaons en apprenant les hiéroglyphes à partir des publications de Jean-François Champollion et en classant les papiers de son cousin Nestor L’Hôte, dessinateur du célèbre égyptologue. En 1850, le Louvre lui offre la chance de sa vie : embauché pour six mois, il est envoyé en Égypte acquérir des manuscrits coptes et en profite pour visiter les sites anciens. Lors d’une promenade à Saqqarah, la nécropole royale de Memphis, Auguste Mariette découvre, la tête hors du sable, un sphinx. Il se souvient alors d’un passage de l’historien grec Strabon qui mentionnait l’existence d’une allée de sphinx que les vents du désert ensablent régulièrement menant au sérapéum. Suivant les sphinx un à un, Mariette met au jour les galeries de cette vaste nécropole de taureaux Apis, supports terrestres de l’âme du dieu Ptah. Une reconstitution évoque ce chantier de fouille de Saqqarah qui dura quatre ans. « La découverte est particulièrement retentissante à l’époque », explique le commissaire de l’exposition. Elle le propulse au rang de grand découvreur. En 1858, le vice-roi d’Égypte le nomme « maamour », directeur des antiquités, poste qu’il est le premier à occuper. Cinq ans plus tard, il fonde le musée de Boulaq, ancêtre du musée national du Caire, devant lequel un monument funéraire rend aujourd’hui hommage à « Mariette Pacha ».
Il a découvert le sérapéum de Saqqarah et fondé le premier musée du Caire : une exposition rend hommage à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à Auguste Mariette, égyptologue autodidacte et successeur de Champollion.
Organisée à partir d’aujourd’hui, 10 mai, et jusqu’au 30 août dans le château-musée de sa ville d’origine, dans le cadre de la célébration de Lille 2004, capitale européenne de la culture, l’exposition « Des dieux, des tombeaux, un savant : sur les pas de Mariette Pacha » présente quelque 250 œuvres représentatives des découvertes d’Auguste Mariette et de la civilisation égyptienne.
Empruntant notamment aux collections des musées du Caire, du Louvre et du British Museum, l’exposition présente au fil du Nil, de l’île d’Éléphantine à hauteur d’Assouan aux ruines de la cité de...