Le « Washington Post » fait
son mea culpa sur l’Irak
le 13 août 2004 à 00h00
Le Washington Post a admis hier n’avoir pas suffisamment fait preuve d’objectivité dans la couverture du dossier irakien les mois précédant la guerre lancée en mars 2003, en accordant une place trop importante aux affirmations de la Maison-Blanche sur la présence présumée d’armes de destruction massive. Ces armes, principale justification au lancement de l’intervention militaire américaine, n’ont jamais été découvertes depuis.
« Il y avait une attitude au sein des responsables de la rédaction : Nous partons en guerre, pourquoi devons-nous nous soucier de ces trucs allant en sens contraire ? » affirme un correspondant du Pentagone pour le journal, Thomas Ricks. Le directeur de la rédaction, Leonard Downie Jr, a reconnu que la rédaction « était tellement focalisée sur le fait de tenter de savoir ce que l’Administration préparait qu’elle n’accordait pas le même poids aux gens disant que ce ne serait pas une bonne idée de partir en guerre et qui questionnaient les raisons données par le gouvernement ». « Nous avons fait notre travail mais nous n’avons pas fait assez, et je m’en veux de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour que l’on aille plus loin », a déclaré un autre responsable de la rédaction, Bob Woodward. « Nous aurions dû avertir nos lecteurs que nous avions des informations prouvant que les fondements (pour la guerre) étaient plus fragiles » qu’admis généralement, a-t-il dit. Le New York Times avait fait un mea culpa pour les mêmes raisons il y a quelques semaines.
Le Washington Post a admis hier n’avoir pas suffisamment fait preuve d’objectivité dans la couverture du dossier irakien les mois précédant la guerre lancée en mars 2003, en accordant une place trop importante aux affirmations de la Maison-Blanche sur la présence présumée d’armes de destruction massive. Ces armes, principale justification au lancement de l’intervention militaire américaine, n’ont jamais été découvertes depuis.
« Il y avait une attitude au sein des responsables de la rédaction : Nous partons en guerre, pourquoi devons-nous nous soucier de ces trucs allant en sens contraire ? » affirme un correspondant du Pentagone pour le journal, Thomas Ricks. Le directeur de la rédaction, Leonard Downie Jr, a reconnu que la rédaction « était tellement focalisée sur le fait de tenter de savoir ce que...
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