Le Festival international de cinéma de Cannes, qui s’ouvre le 12 mai, est menacé par des artistes et autres personnels du spectacle qui refusent une réforme de leur système d’indemnisation du chômage.
Le conflit, qui dure depuis dix mois, a été provoqué par une réforme de ce système d’indemnisation, visant à résorber un déficit de plus de 800 millions d’euros par an, qui a eu pour effet d’exclure 18 000 personnes en 2004.
Les artistes et techniciens, dits « intermittents du spectacle » parce que travaillant à temps partiel, sont environ 100 000 en France. Ils réclament le retour à l’ancien régime, unique en Europe et avantageux pour eux, en vertu duquel il leur fallait travailler 507 heures en douze mois pour être indemnisés pendant un an.
Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a présenté mercredi « un plan d’urgence », qui permet essentiellement de venir en aide aux exclus mais qui ne revient pas sur la réforme.
La réaction des artistes ne s’est pas fait attendre : leur syndicat majoritaire à la CGT a refusé le plan et annoncé des actions « mémorables », assurant que « l’on se souviendra du Festival de Cannes 2004 ». M. Donnedieu de Vabres a appelé hier « à la responsabilité des artistes » pour que le Festival de cinéma, du 12 au 23 mai, ne soit pas « paralysé ».
« S’il y a un risque lourd sur Cannes, cela réjouirait un certain nombre de pays qui ne sont pas heureux que la France soit un phare de l’exception culturelle », a estimé M. Donnedieu de Vabres.
Le Festival de Cannes pourrait être le lieu idéal pour les artistes en colère de se faire entendre grâce à une concentration médiatique à un niveau quasi inégalé avec quelque 4 000 journalistes.
Les intermittents comptent également sur la sympathie que pourraient manifester à leur cause des vedettes comme Michael Moore, Ken Loach, Emmanuelle Béart ou Agnès Jaoui.
Le Festival international de cinéma de Cannes, qui s’ouvre le 12 mai, est menacé par des artistes et autres personnels du spectacle qui refusent une réforme de leur système d’indemnisation du chômage.
Le conflit, qui dure depuis dix mois, a été provoqué par une réforme de ce système d’indemnisation, visant à résorber un déficit de plus de 800 millions d’euros par an, qui a eu pour effet d’exclure 18 000 personnes en 2004.
Les artistes et techniciens, dits « intermittents du spectacle » parce que travaillant à temps partiel, sont environ 100 000 en France. Ils réclament le retour à l’ancien régime, unique en Europe et avantageux pour eux, en vertu duquel il leur fallait travailler 507 heures en douze mois pour être indemnisés pendant un an.
Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a...
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