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Actualités - Chronologie

La police militaire britannique interroge le « soldat C »

La police militaire britannique interrogeait hier un soldat à l’origine de nouvelles allégations de sévices sur des détenus irakiens, le scandale prenant de l’ampleur et menaçant d’éclabousser un gouvernement de plus en plus embarrassé. Le ministère de la Défense (MoD) a confirmé que l’homme, dont l’identité n’a pas été rendue publique, l’avait de lui-même approché pour parler de ces violences, qu’il décrit avec force détails dans le Daily Mirror hier. « Cela n’a rien à voir avec les photos de la semaine dernière », a toutefois déclaré un porte-parole du MoD. C’est la première fois, depuis que l’affaire a éclaté il y a une semaine, qu’un soldat britannique parle spontanément à des responsables militaires. Cet homme, dont le témoignage sera peut-être capital, serait un réserviste de la Territorial Army (TA) qui était attachée en Irak au Queen’s Lancashire Regiment (QLR). Le QLR est l’unité d’infanterie déjà mise en cause la semaine dernière par deux de ses membres. Le rédacteur en chef du Mirror, Piers Morgan, a affirmé que ce troisième témoignage mentionne des « passages à tabac effrayants » par une poignée d’éléments incontrôlés au sein du QLR. Ce nouveau témoin, baptisé seulement « soldat C », était interrogé hier sur une base à Londres ou dans ses environs, selon la chaîne d’informations en continu Sky News. À l’issue de cet interrogatoire, a précisé Sky News, les enquêteurs transmettront leurs conclusions à un procureur militaire, qui décidera s’il y a ou non matière à traduire les coupables devant une cour martiale. À en croire le « soldat C », les interrogatoires auxquels il a assisté étaient plutôt « musclés ». « Ils (les militaires britanniques) arrivaient, plaçaient un sac de sable sur la tête (des prisonniers), bien fermé, et leur faisaient mettre les mains derrière la tête. Ça c’était normal », explique-t-il dans le Mirror. « Mais après, ces types qui gardaient (les prisonniers) ne faisaient que les rouer de coups comme des bêtes », ajoute-t-il. Ils les frappaient « principalement au niveau des côtes. Mais quand ils ont enlevé leur sac de la tête, j’ai vu l’état de leur figure : leur nez était écrasé, ils ressemblaient à un plat de viande », raconte le soldat au journal. « La plupart (des militaires) sont corrects. Mais il y a une poignée de types qui ne sont pas à leur place. » Selon Piers Morgan, le soldat a cité les noms des personnes responsables de ces sévices, « dont des caporaux, des sergents et quelques officiers supérieurs qui seraient coupables d’avoir autorisé tacitement ce qui se passait ».
La police militaire britannique interrogeait hier un soldat à l’origine de nouvelles allégations de sévices sur des détenus irakiens, le scandale prenant de l’ampleur et menaçant d’éclabousser un gouvernement de plus en plus embarrassé.
Le ministère de la Défense (MoD) a confirmé que l’homme, dont l’identité n’a pas été rendue publique, l’avait de lui-même approché pour parler de ces violences, qu’il décrit avec force détails dans le Daily Mirror hier.
« Cela n’a rien à voir avec les photos de la semaine dernière », a toutefois déclaré un porte-parole du MoD.
C’est la première fois, depuis que l’affaire a éclaté il y a une semaine, qu’un soldat britannique parle spontanément à des responsables militaires.
Cet homme, dont le témoignage sera peut-être capital, serait un réserviste...