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Actualités

COMMERCE L’activité économique libanaise vers l’Irak en chute libre

L’activité économique libanaise avec l’Irak est en chute libre en raison de l’insécurité dans ce pays, qui s’est soldée par l’enlèvement d’une quinzaine de Libanais dont l’un a été décapité en juin. « L’insécurité sur les 600 km de route entre le poste-frontière syro-irakien d’al-Ruthba et Bagdad a fait chuter en quatre mois de 70 % le volume du transport routier », a indiqué à l’AFP Bachir Kachou, président de la principale entreprise libanaise de transport routier qui opère vers l’Irak à partir du port de Tripoli. « Les dangers sur les routes ont eu un impact extrêmement négatif sur le port de Tripoli, dont 80 % de l’activité était destinée à l’Irak », a indiqué pour sa part Bichara Karam, directeur de ce port. Les importations du port de Tripoli destinées à l’Irak ont chuté de moitié en trois mois et sont passées de 85 062 tonnes à 43 340 tonnes, selon les chiffres fournis par M. Karam. L’importation de voitures pour le marché irakien est passée en trois mois de 6600 à 1217, a-t-il ajouté. Les investissements industriels libanais en Irak ne se portent pas mieux. Selon le président de l’Association des industriels, Fadi Abboud, ils ont chuté de plus du tiers en moins d’un an. L’activité commerciale et industrielle libanaise dirigée vers l’Irak était estimée à 300 millions de dollars pendant la dernière année du règne de l’ex-président Saddam Hussein, renversé en avril 2003 par une coalition américano-britannique. « La plupart des investissements dans les domaines pétrochimiques, ainsi que la fabrication de générateurs et de climatiseurs, et la livraison de ciment, bois, câbles et logements préfabriqués ont été gelés » après l’invasion en mars 2003, a ajouté M. Abboud. Pourtant, l’annonce de la fin des opérations militaires majeures en Irak en mai 2003 avait été une aubaine pour les hommes d’affaires libanais. En novembre de la même année, l’activité du port de Beyrouth connaissait une hausse de 22 % en un an. Quant au port de Tripoli, cette même activité avait bondi de 42 % au cours du même laps de temps et quelque 25 millions de dollars avaient été prévus pour son agrandissement face à la demande irakienne. Pour le président du syndicat des transporteurs routiers libanais, Chafic al-Achich, l’activité libanaise vers l’Irak ne pourra reprendre tant que la sécurité n’y sera pas assurée sur les routes, notamment dans la zone frontalière irakienne avec la Syrie. « Les Libanais sont parmi les ressortissants arabes qui ont payé le plus lourd tribut en raison de l’insécurité. Les attaques et les rapts dont ils sont victimes ne sont pas des actes de résistance mais des crimes crapuleux. Ils sont en grande partie le fait des transporteurs routiers irakiens qui accusent les camionneurs libanais de leur enlever le pain de la bouche », selon lui. « Les camionneurs libanais commencent à parler de représailles. Ils menacent de s’en prendre aux transporteurs irakiens qui viennent se faire livrer au Liban et aux chauffeurs irakiens qui assurent des transports de passagers, et nous avons tout le mal du monde à les empêcher de mettre leurs menaces à exécution », a-t-il ajouté.
L’activité économique libanaise avec l’Irak est en chute libre en raison de l’insécurité dans ce pays, qui s’est soldée par l’enlèvement d’une quinzaine de Libanais dont l’un a été décapité en juin.
« L’insécurité sur les 600 km de route entre le poste-frontière syro-irakien d’al-Ruthba et Bagdad a fait chuter en quatre mois de 70 % le volume du transport routier », a indiqué à l’AFP Bachir Kachou, président de la principale entreprise libanaise de transport routier qui opère vers l’Irak à partir du port de Tripoli.
« Les dangers sur les routes ont eu un impact extrêmement négatif sur le port de Tripoli, dont 80 % de l’activité était destinée à l’Irak », a indiqué pour sa part Bichara Karam, directeur de ce port.
Les importations du port de Tripoli destinées à l’Irak ont...