Un groupe inconnu revendique l’attentat du 29 avril à Damas
le 04 mai 2004 à 00h00
Un groupe jusque-là inconnu a revendiqué dans un communiqué reçu hier l’attentat perpétré le 29 avril à Damas qui visait, selon lui, « à venger les victimes de Hama », la ville bombardée en 1982 par l’armée syrienne pour mater les Frères musulmans.
« Le groupe du martyr Adib al-Kilani » a affirmé, dans ce texte faxé à l’AFP à Nicosie, qu’il avait attaqué un bâtiment à Damas « pour tuer des officiers supérieurs et des responsables du régime sectaire qui ont perpétré les massacres les plus horribles contre les habitants et les dignitaires de Hama », à 210 km au nord de la capitale. Selon le communiqué, dont l’authenticité ne peut être vérifiée, « les criminels (visés) devaient être présents dans ce bâtiment, mais ils ont échappé aux moudjahidine (combattants) dont certains ont été tués et les autres ont réussi à s’enfuir ».
Cet immeuble de quatre étages avait été incendié lors d’un attentat et de violents affrontements qui ont suivi entre un groupe armé et les forces de l’ordre dans le quartier résidentiel de Mazzeh, dans l’ouest de Damas.
Selon un témoin, le sous-sol inhabité appartient à l’oncle du président Bachar el-Assad, Rifaat el-Assad, qui était en charge des forces de sécurité en 1982. Aujourd’hui, il est tombé en disgrâce.
Selon la version officielle syrienne, deux assaillants, un policier et une passante ont été tués lors des échanges de tirs qui ont provoqué un incendie dans cet immeuble qui avait abrité dans le passé des bureaux de l’Onu.
« Le groupe du martyr Adib al-Kilani » a affirmé avoir mis du temps pour annoncer sa responsabilité « afin de s’assurer que tous nos moudjahidine étaient en lieu sûr ».
Le groupe, qui affirme regrouper « les enfants et les petits-enfants des martyrs de Hama », précise que cet attentat « n’est que la première étape de notre combat ».
Les Frères musulmans s’étaient révoltés en 1982 contre le régime du Baas, mais ce mouvement avait été impitoyablement réprimé par le président de l’époque, Hafez el-Assad, rappelle l’AFP.
Un groupe jusque-là inconnu a revendiqué dans un communiqué reçu hier l’attentat perpétré le 29 avril à Damas qui visait, selon lui, « à venger les victimes de Hama », la ville bombardée en 1982 par l’armée syrienne pour mater les Frères musulmans.
« Le groupe du martyr Adib al-Kilani » a affirmé, dans ce texte faxé à l’AFP à Nicosie, qu’il avait attaqué un bâtiment à Damas « pour tuer des officiers supérieurs et des responsables du régime sectaire qui ont perpétré les massacres les plus horribles contre les habitants et les dignitaires de Hama », à 210 km au nord de la capitale. Selon le communiqué, dont l’authenticité ne peut être vérifiée, « les criminels (visés) devaient être présents dans ce bâtiment, mais ils ont échappé aux moudjahidine (combattants) dont certains ont été tués...
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