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Actualités - Chronologie

Iran Les réformes sont inexorables, estime Khatami dans une lettre testament

Le président iranien Mohammed Khatami a défendu hier la réforme de la République islamique comme irréversible et inexorable, dans une lettre aux allures de testament. « Il y a eu, dans les relations sociales, culturelles et politiques, des changements d’une telle ampleur qu’il n’est pas possible de revenir à la période d’avant les réformes », c’est-à-dire 1997 et son élection à la présidence, dit-il dans un livre de poche de 47 pages. M. Khatami, volontiers décrié comme l’homme des promesses non tenues et aujourd’hui très seul face aux conservateurs, y reconnaît une nouvelle fois les échecs de son camp, mais lui attribue d’avoir mis la République islamique de manière inexorable sur la voie de la démocratie. Les conservateurs eux-mêmes se sont accaparé la réforme, dit-il. « Nous ne prétendons pas que nos efforts pour défendre les droits du peuple aient abouti dans tous les domaines, ni que le peuple ait vu combler tous ses idéaux, mais je prétends que la voie de la démocratie et de la réalisation des idéaux historiques ne s’arrêtera pas, que l’on va continuer sur la voie des réformes sans s’écarter de la religion », dit-il. M. Khatami, lui-même un religieux, se prononce en effet de nouveau contre un système laïc : « Ni la laïcité ni la dictature ne prendront en Iran. » M. Khatami avait annoncé récemment la publication de son ouvrage. À défaut de révélations, il y dresse le bilan de son action répétant que les années Khatami ont changé l’état d’esprit général. « Sept ans après le 2 khordad (date de sa première élection), il est clair que notre peuple a affermi ses aspirations dans la société ». Aujourd’hui, les conservateurs qui ont œuvré à son échec pendant sept ans sont forcés « de tenir compte, bon gré mal gré, de ce qu’ils pensent être la volonté populaire ». « Ceux qui résistent à une législation définissant les délits politiques sont une minorité », observe-t-il. Il reconnaît cependant qu’il reste du travail. « Nous ne sommes qu’au début de la voie des réformes », déclare-t-il.
Le président iranien Mohammed Khatami a défendu hier la réforme de la République islamique comme irréversible et inexorable, dans une lettre aux allures de testament. « Il y a eu, dans les relations sociales, culturelles et politiques, des changements d’une telle ampleur qu’il n’est pas possible de revenir à la période d’avant les réformes », c’est-à-dire 1997 et son élection à la présidence, dit-il dans un livre de poche de 47 pages. M. Khatami, volontiers décrié comme l’homme des promesses non tenues et aujourd’hui très seul face aux conservateurs, y reconnaît une nouvelle fois les échecs de son camp, mais lui attribue d’avoir mis la République islamique de manière inexorable sur la voie de la démocratie. Les conservateurs eux-mêmes se sont accaparé la réforme, dit-il. « Nous ne prétendons pas...