N’en déplaise à certains commerçants grincheux qui voient des complots partout, la rénovation de la rue Hamra est une excellente opération. Malgré les quelques désagréments actuels, cette initiative était devenue nécessaire. Désormais, il s’agit pour tous les acteurs concernés de saisir cette opportunité pour redonner à cette rue et à son quartier un nouveau dynamisme. À l’heure où le centre-ville est encore plus un parc d’attraction de luxe pour les ressortissants du Golfe qu’une destination commerciale, Hamra a un nouveau défi à relever, celui d’être le centre de tous les Beyrouthins.
Pour cela, le quartier ne manque pas d’atouts :
– Hamra est l’une des plus importantes zones commerciales de Beyrouth avec plus d’un millier de boutiques très hétéroclites, où les loyers sont abordables et justifiés, contrairement à ceux du centre-ville, de Verdun ou de l’ABC Achrafieh.
– Siège de la Banque centrale, le quartier est le centre financier de Beyrouth, où plus de 70 % des banques ont une agence.
– La présence des universités AUB et LAU ainsi que Haïgazian et la faculté de droit de l’Université libanaise, de l’Hôpital américain (AUH) et de centaines de cabinets médicaux privés draine quotidiennement un flux considérable de personnes.
– Hamra est le seul quartier commerçant à avoir sauvegardé des espaces spécifiques comme les souks d’antan, les opticiens rue Abdel Aziz, les fleuristes rue Jeanne d’Arc, les boutiques de chaussures rue Abdel Al et les boutiques de vêtements rue Makdissi.
– Avec plus de 22 000 salariés, Hamra est le premier pôle d’emploi de la ville.
– Le manque de parking est un faux problème, puisque la région est la mieux desservie de Beyrouth par les transports privés et publics.
– Hamra est à l’image d’un Liban cosmopolite, contrasté, bigarré et multiculturel, où les boutiques de luxe, les enseignes internationales, les terrasses des cafés juxtaposent les vitrines désuètes, les vendeurs de sandwichs, les magasins de fripes et les petits commerces ambulants. Cette mixité n’est pas sans rappeler l’ancienne hétérogénéité du centre-ville d’avant-guerre. Dans quelques mois, les travaux de rénovation seront terminés. La rue aura alors une infrastructure aux normes, un éclairage, de la verdure, un trottoir tout neuf et spacieux, un mobilier urbain homogène avec des poubelles et des bancs. Cependant, son renouveau ne s’arrêtera pas là. Nous espérons que les propriétaires immobiliers du Liban ou d’ailleurs se réveilleront et auront l’initiative de réhabiliter leur bien pour une plus-value garantie, que les commerçants qui bénéficient ou non de vieux loyers auront à l’esprit de rénover leur point de vente comme certains l’ont fait dernièrement. Nous souhaitons également que les associations seront plus audacieuses et s’activeront à œuvrer pour la promotion de Hamra à travers une stratégie de communication digne de ce nom. En fin de compte, une prise de conscience collective dans l’intérêt de chacun sera la meilleure solution pour préparer l’avenir. La rénovation de la rue Hamra n’est qu’une étape, ne gâchez pas les suivantes.
En coopération avec :Ramco
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats N’en déplaise à certains commerçants grincheux qui voient des complots partout, la rénovation de la rue Hamra est une excellente opération. Malgré les quelques désagréments actuels, cette initiative était devenue nécessaire. Désormais, il s’agit pour tous les acteurs concernés de saisir cette opportunité pour redonner à cette rue et à son quartier un nouveau dynamisme. À l’heure où le centre-ville est encore plus un parc d’attraction de luxe pour les ressortissants du Golfe qu’une destination commerciale, Hamra a un nouveau défi à relever, celui d’être le centre de tous les Beyrouthins.
Pour cela, le quartier ne manque pas d’atouts :
– Hamra est l’une des plus importantes zones commerciales de Beyrouth avec plus d’un millier de boutiques très hétéroclites, où les loyers sont abordables et...