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Les réformateurs désignent leur candidat à la présidentielle

Le parti réformateur du président iranien, Mohammed Khatami, a désigné hier comme candidat à l’élection présidentielle de l’an prochain le très populaire ancien Premier ministre des années de guerre contre l’Irak, dans l’espoir d’éviter une mainmise complète des conservateurs sur les institutions politiques du pays, ont indiqué hier des membres de cette formation. Le second mandat de Khatami prendra fin à la mi-2005. Il ne peut se représenter une troisième fois. Mirhossein Mousavi, âgé de 63 ans, a été Premier ministre de 1981 à 1989, date à laquelle la fonction a été supprimée. De nombreux Iraniens gardent une certaine nostalgie de ses années de pouvoir marquées par une faible inflation et une relative absence de tensions sociales et politiques en dépit des privations liées à la guerre contre l’Irak entre 1980 et 1988. « Mousavi est un homme politique populaire aussi bien parmi les intellectuels que dans le peuple et il est particulièrement apprécié par la jeunesse. Aussi a-t-il une forte chance de l’emporter », a déclaré Majid Ansari, membre du parti de Khatami, la Ligue des religieux combattants. Mousavi, qui jouit d’un réel crédit et qui s’est tenu largement à l’écart de la scène politique depuis 1989, n’a toutefois pas encore dit s’il était prêt à se lancer dans la course à la présidentielle et de nombreux observateurs doutent qu’il le fera. La course pour la présidentielle a démarré très tôt, les conservateurs voulant mettre à profit leurs succès lors des scrutins municipaux de l’année dernière et législatifs en février dernier. « Une fois que nous aurons remporté l’élection présidentielle, nous pourrons commencer à résoudre les problèmes du peuple », a ainsi déclaré Amir Mohebian, l’un des stratèges des conservateurs et le rédacteur en chef du quotidien Resalat. Les désillusions d’une large partie de l’électorat face à l’incapacité du président Khatami de mener à bien les réformes promises rendent probable son replacement par un conservateur, soulignent en outre les observateurs politiques. Cela signifierait une mainmise totale des conservateurs sur l’ensemble des institutions de régime pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979. L’ex-directeur de la télévision nationale Ali Larijani, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati et le maire de Téhéran Mahmoud Ahmadi-Nejab figurent parmi les conservateurs dont les noms sont le plus fréquemment cités comme candidats pressentis.

Le parti réformateur du président iranien, Mohammed Khatami, a désigné hier comme candidat à l’élection présidentielle de l’an prochain le très populaire ancien Premier ministre des années de guerre contre l’Irak, dans l’espoir d’éviter une mainmise complète des conservateurs sur les institutions politiques du pays, ont indiqué hier des membres de cette formation. Le second mandat de Khatami prendra fin à la mi-2005. Il ne peut se représenter une troisième fois.
Mirhossein Mousavi, âgé de 63 ans, a été Premier ministre de 1981 à 1989, date à laquelle la fonction a été supprimée. De nombreux Iraniens gardent une certaine nostalgie de ses années de pouvoir marquées par une faible inflation et une relative absence de tensions sociales et politiques en dépit des privations liées à la guerre contre...