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Actualités - Chronologie

Athlétisme - Sélections américaines pour les JO 2004 Jones saute vers Athènes (photo)

Marion Jones a bondi vers Athènes en plantant ses pointes à 7,11 m pour remporter la finale de la longueur des sélections olympiques américaines d’athlétisme, jeudi à Sacramento. En l’espace d’un concours, Jones a redoré un peu son blason, terni par une affiliation au scandale de dopage, sa 5e place sur 100 m, dont elle était championne olympique, puis une petite marque à 6,39 m en qualifications de la longueur. « J’avais un tout petit peu de motivation », déclarait avec ironie Jones, en quittant le podium où elle était décorée par Bob Beamon, l’homme du bond historique des Jeux de Mexico (1968). « Beaucoup de gens m’avaient dit de me faire plaisir et j’ai pris du plaisir », ajoutait-elle, avant de recevoir une ovation debout d’une moitié du stade, moins spontanée qu’à ses heures de gloire. Les visages étaient souriants sur le terrain d’échauffement où Jones s’était rendue plus de deux heures avant la finale avec Tim Montgomery, enlisé dans une affaire de dopage et relégué sur la piste au rang de faire-valoir. Probablement un signe des bonnes sensations ressenties par Jones après les deux journées de repos. La quintuple médaillée de Sydney s’est soumise à une séance d’échauffement sous la houlette de Dan Pfaff en dépit de la chaleur ambiante (près de 40 degrés !). Apparue sur le sautoir dans une combinaison jaune bardée de noir, Jones a réalisé un concours très régulier de ses 6,80 m du premier essai au 6,72 m du dernier, en passant par celui qui lui valait sa première victoire : 7,11 m ! Wariner comme Johnson Mieux que celui de sa victoire ici même quatre ans plus tôt, il lui permettait de taquiner son niveau de 1998 et de s’installer au 2e rang mondial de la saison à 5 centimètres de la Jamaïquaine Elva Goulbourne. Elle n’en restait pas moins hermétique à la presse, s’échappant sans un mot avant d’exprimer « sa joie d’aller à Athènes pour ses 2es Jeux » à travers quelques mots transmis par son avocat à la fédération américaine... Le jeune Jeremy Wariner, 20 ans, a créé la sensation en dominant le tour de piste en 44 sec 37/100es, le meilleur chrono mondial de l’année. De quoi recevoir les félicitations de Michael Johnson, « maître » retraité du 400 m, avec lequel Wariner partage la même université texane (Baylor) et le même entraîneur, Clyde Hart. La cinquième journée des sélections n’a pas été épargnée par le sujet du dopage. La THG, vedette des derniers mois, laissait place à HSI, sigle du club entraîné par John Smith et dont deux athlètes étaient ciblés en moins de 24 heures pour des contrôles positifs antérieurs au rendez-vous de Sacramento. Au cas de la sprinteuse Torri Edwards (stimulant), confirmé jeudi par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), s’ajoutait celui du hurdler Larry Wade (nandrostérone), révélé aussi par le quotidien Chicago Tribune. Sans être liés aux contrôles effectués aux « trials », ces cas touchaient deux noms importants : Edwards, championne du monde par défaut (disqualification de Kelli White), n’est autre que la 2e du 100 m et peut prétendre au 200 m qui débute vendredi, Wade étant l’un des favoris du 110 m haies qui commence samedi. En revanche, le cas de Regina Jacobs, qui encourt quatre ans de suspension (THG), était réglé par l’annonce de sa retraite à 40 ans...
Marion Jones a bondi vers Athènes en plantant ses pointes à 7,11 m pour remporter la finale de la longueur des sélections olympiques américaines d’athlétisme, jeudi à Sacramento.
En l’espace d’un concours, Jones a redoré un peu son blason, terni par une affiliation au scandale de dopage, sa 5e place sur 100 m, dont elle était championne olympique, puis une petite marque à 6,39 m en qualifications de la longueur.
« J’avais un tout petit peu de motivation », déclarait avec ironie Jones, en quittant le podium où elle était décorée par Bob Beamon, l’homme du bond historique des Jeux de Mexico (1968).
« Beaucoup de gens m’avaient dit de me faire plaisir et j’ai pris du plaisir », ajoutait-elle, avant de recevoir une ovation debout d’une moitié du stade, moins spontanée qu’à ses heures de gloire. Les...