La coalition veut réintégrer des milliers d’anciens du Baas dans l’administration
le 23 avril 2004 à 00h00
La coalition veut réduire les effets de la « débaassification » en permettant d’acquitter rapidement les personnes accusées de manière abusive d’avoir joué un rôle dans le parti Baas, a indiqué hier le porte-parole de l’administrateur civil américain en Irak. « Nous cherchons un moyen d’accélérer le processus d’investigation » du Comité d’éradication du Baas mis en place début janvier par le Conseil de gouvernement en coordination avec la coalition, a indiqué Dan Senor, porte-parole de Paul Bremer. « Nous avons eu bruit de plaintes d’Irakiens sur le fait que le processus d’enquête est parfois plus lent que prévu. Il exclut parfois, du processus de reconstruction de l’Irak, des innocents, des gens capables, qui n’étaient baassistes que de nom », a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse.
Le porte-parole a estimé que le processus d’appel n’était pas aussi rapide qu’il devrait l’être et que M. Bremer évoquerait cette question lors d’un important discours aujourd’hui.
Le Comité d’éradication du Baas a été mis en place dans le but d’écarter des administrations les fonctionnaires ayant occupé une position haut placée au sein du Baas, le tout-puissant parti de Saddam Hussein qui contrôlait l’ensemble des rouages de l’État et de la société. « Il n’y a pas de place dans le nouvel Irak pour l’idéologie du Baas ni pour les membres les plus élevés de l’ancien régime qui ont joué un rôle direct dans les crimes et brutalités » perpétrés par ce parti, a poursuivi M. Senor. La « débaassification (...) est la bonne politique pour l’Irak. Son application peut toutefois être réformée », a-t-il ajouté.
Les instructions du Comité d’éradication du Baas d’écarter les fonctionnaires se limitent aux membres des quatre premiers niveaux de la hiérarchie du Baas. Les membres de base du parti ne sont pas concernés. Quelque 30 000 hauts responsables baassistes ont déjà été écartés de l’administration irakienne et autant devraient l’être à terme, selon le Comité d’éradication du Baas.
Lors d’une mission la semaine dernière à Bagdad, l’envoyé spécial de l’Onu, Lakhdar Brahimi, avait dit qu’il trouvait « difficile de comprendre que des milliers et des milliers d’enseignants, de professeurs d’université, de personnel hospitalier, d’ingénieurs et autres professionnels dont on a grandement besoin aient été licenciés dans le cadre du processus de “débaassification” ». « Beaucoup de ces cas n’ont pas été réexaminés », avait-il ajouté, évoquant lui aussi la lenteur des procédures d’appel.
La coalition veut réduire les effets de la « débaassification » en permettant d’acquitter rapidement les personnes accusées de manière abusive d’avoir joué un rôle dans le parti Baas, a indiqué hier le porte-parole de l’administrateur civil américain en Irak. « Nous cherchons un moyen d’accélérer le processus d’investigation » du Comité d’éradication du Baas mis en place début janvier par le Conseil de gouvernement en coordination avec la coalition, a indiqué Dan Senor, porte-parole de Paul Bremer. « Nous avons eu bruit de plaintes d’Irakiens sur le fait que le processus d’enquête est parfois plus lent que prévu. Il exclut parfois, du processus de reconstruction de l’Irak, des innocents, des gens capables, qui n’étaient baassistes que de nom », a-t-il poursuivi lors d’une conférence de...
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